Dans la rue contre le conflit au Proche-Orient
Plus de 3000 personnes ont défilé samedi à Berne pour protester contre le conflit armé entre Israël et le Hezbollah libanais, ainsi que contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.
Les manifestants ont aussi appelé la Suisse à suspendre sa collaboration militaire avec les pays du Proche-Orient.
Convoquée par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), des Verts, du Parti du Travail/POP, de Terre des hommes et une trentaine d’autres organisations, la manifestation pacifique était autorisée.
Elle est partie de la Reithalle, haut lieu alternatif de la capitale, pour se rendre devant le palais fédéral. «Personne ne gagne dans une guerre», était-il écrit sur l’une des nombreuses banderoles présentes dans le cortège hétéroclite composé de gens de tous âges.
Il y avait 3000 personnes selon la police, 4000 selon les organisateurs. Pour la première fois, la population suisse était présente en nombre, s’est félicité l’un d’entre eux.
L’attitude du Conseil fédéral face au conflit, jugée passive par les manifestants, y est certainement pour quelque chose, a-t-il encore estimé. Mercredi, le gouvernement avait décidé de se cantonner au volet humanitaire du conflit. «La neutralité n’implique pas de se taire», proclamait ainsi un panneau.
Punition collective
Les drapeaux arc-en-ciel de la paix, qui ouvraient le cortège, ont cédé peu à peu la place aux étendards du Liban et de la Palestine. Les attaques de l’armée ont déjà fait des centaines de victimes et provoqué la destruction d’infrastructures civiles, rappelait un feuillet distribué sur place.
Des centaines de milliers de personnes ont été précipitées sur les routes, selon le texte qui déplore «des punitions collectives qui violent très gravement les conventions de Genève». Plusieurs manifestants ont scandé des slogans accusant Israël et les Etats-Unis de génocide.
Mot d’ordre suivi
Les participants ont globalement respecté le mot d’ordre des organisateurs, qui avaient demandé à ce qu’aucune expression de racisme ou d’antisémitisme ne vienne gâcher le message de paix voulu par la manifestation.
Vendredi dernier, 1200 personnes avaient défilé dans les rues de Berne à l’appel d’organisations pro-palestiniennes et libanaises. Plusieurs portraits du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, ainsi que des drapeaux israéliens affublé d’une croix gammée avaient alors été brandis, suscitant l’indignation des organisations juives.
swissinfo et les agences
Le conflit entre Israël et le mouvement islamiste du Hezbollah a débuté après l’enlèvement de deux soldats israéliens.
Samedi, le conflit est entré dans son dix-huitième jour. Et la fin des hostilités ne semble toujours pas en vue.
A l’heure actuelle, tous les citoyens suisses qui se trouvaient au Sud Liban et qui ont manifesté le désir de quitter la région ont été évacués et placés en lieu sûr.
Il y a une quinzaine de jours, Israël avait bombardé des réservoirs de pétrole d’une centrale électrique sur la côte libanaise. cela a a entraîné une marée noire d’envergure. Selon le gouvernement libanais, il s’agit de la plus grande catastrophe écologique qu’a connu la Méditerranée.
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