Felipe Massa dans son jardin
Le pilote de l'écurie suisse Sauber aura les faveurs du public, dimanche, à São Paolo. Huit ans après le succès de Senna, le Brésil attend son jeune champion.
Le choix de Peter Sauber semble à nouveau avoir été le bon. Après Kimi Raïkkönen l’an dernier, le patron de l’écurie suisse a en effet pris le risque d’ouvrir les portes de la F1 au jeune pilote brésilien Felipe Massa.
Après une élimination prématurée lors du départ du Grand Prix d’Australie, ce dernier a en effet marqué son premier point en Championnat du monde lors de sa deuxième course. A Kuala Lumpur, en Malaisie. Une performance de choix, réalisée sous les yeux du sponsor principal du team Sauber, la compagnie pétrolière nationale malaisienne Petronas.
Encore beaucoup à apprendre
Mais de là à penser qu’il a les moyens de franchir une ligne d’arrivée d’un Grand Prix en vainqueur, il y a un pas impossible à franchir. Diamant à l’état brut, Felipe Massa a du talent, de la fougue et le culot de ses vingt ans. Mais il doit encore trop apprendre pour espérer déjà rivaliser avec les frères Schumacher ou Pablo Montoya.
Cela ne l’empêche pas de rêver bousculer la hiérarchie sur le circuit d’Interlagos, dans son pays. «Cela fait déjà une semaine que je pense à cette course, admet Felipe Massa. Je suis vraiment très excité à l’idée de pouvoir courir chez moi. Ce d’autant que j’ai montré que je pouvais terminer parmi les meilleurs.»
Dans le sens inverse des aiguilles de la montre
Cinquième en Malaisie, son coéquipier Nick Heidfeld va lui aussi jouer son va-tout. Le pilote allemand de l’écurie Sauber reste sur un très bon souvenir de son dernier passage au Brésil. Il avait en effet signé le premier podium de sa carrière sur les 4309 km du tracé de São Paolo.
«L’an dernier, nous avons connu eu des conditions difficiles au Brésil, se souvient Nick Heidfeld. Mais j’avais su tirer mon épingle du jeu et j’espère tout naturellement réaliser à nouveau un bon résultat ici.»
Dimanche, le circuit bosselé d’Interlagos livrera son verdict au terme des 71 tours réglementaires. Une seule certitude: l’enchaînement des courbes lentes et rapides et le fait de tourner dans le sens inverse des aiguilles de la montre vont pousser les pilotes dans leurs dernières limites.
swissinfo/Mathias Froidevaux
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