Football: mais qui donc sera le nouveau coach national?
Le stage de l’équipe de Suisse dans le sultanat d’Oman s’est achevé en queue de poisson avec une défaite 1-0 contre les Emirats arabes unis. Mais c’est la désignation du nouveau coach national qui domine plus que jamais les débats.
Le stage de l’équipe de Suisse dans le sultanat d’Oman s’est achevé en queue de poisson avec une défaite 1-0 contre les Emirats arabes unis. Mais c’est la désignation du nouveau coach national qui domine plus que jamais les débats. Les joueurs plaident pour le Bernois Hanspeter Zaugg (à droite), les dirigeants n’en veulent pas.
Plus de deux mois après la fin du mariage unissant Gilbert Gress à l’Association suisse de football (ASF), son successeur tarde toujours à être désigné, les dirigeants connaissant les pires tourments à dénicher la perle rare, depuis que le candidat idéal, Christian Gross, s’est désisté, préférant rester à Bâle. Les tendances fluctuent au fil des jours, tout comme les cotes des différents entraîneurs en course. Avant le camp à Oman, trois étrangers avaient été proposés par Eugen Mätzler, le délégué aux équipes nationales, au président Marcel Mathier et à son comité. L’Italien Nevio Scala, le Néerlandais Johann Neeskens et surtout l’Argentin Enzo Trossero, ex-coach de Sion et Lugano, actuellement à Buenos Aires.
Avec son tempérament bouillant et son jeu défensif, Enzo Trossero ne dégage pas l’unanimité. Et les internationaux suisses ne se privent plus de le signaler. A l’instar de Ciriaco Sforza (à gauche) qui, depuis Oman, interpelle publiquement, au nom de ses coéquipiers, l’ASF en lui demandant «pourquoi chercher ailleurs ce qu’elle a sous la main?» Comprenez, pourquoi ne pas conforter l’entraîneur intérimaire Hanspeter Zaugg dans ses fonctions? D’autres joueurs (Henchoz, Chapuisat…) abondent dans le même sens, plaidant ouvertement pour l’adjoint de Gilbert Gress. A tel point que le principal intéressé, toujours pas candidat officiel, se montre «flatté de pouvoir prouver ce dont il est capable». Et Eugen Mätzler de relever «qu’il faut bien tenir compte de l’avis des joueurs, même s’il diffère de celui de l’ASF».
Mais le couac concédé face à la modeste phalange des Emirats arabes unis laissera des traces, ternissant la crédibilité de Hanspeter Zaugg, de surcroît expulsé du banc après…2 minutes, pour avoir dit son fait à l’arbitre. Sur le terrain, Stéphane Henchoz voyait rouge lui aussi, et finalement la Suisse encaissait un but assassin à la 86ème minute. De quoi ternir la bonne impression générale laissée durant ce stage. Et à nouveau faire d’Enzo Trossero le candidat numéro un au poste de sélectionneur national.
Olivier Breisacher
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