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L’OTAN embarrassée

Le secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, s'adresse à la presse ce mardi, à Bruxelles. Keystone

L'OTAN est officiellement en état d'alerte maximale et le Conseil de l'Atlantique Nord avertit les «auteurs de ces crimes innommables: vos actes ne resteront pas impunis». Reste à savoir qui - les Etats-Unis seuls, l'OTAN - infligera la punition. Et à qui?

Une conférence de presse extrêmement courte s’est tenue mardi soir au siège de l’OTAN à Bruxelles, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil de l’Atlantique Nord, qui réunit les ambassadeurs des dix neuf pays membres de l’Alliance.

Lord Robertson, le Secrétaire général de l’organisation, n’a pas voulu, ou pas pu, répondre à la question de savoir s’il s’agissait d’un acte de guerre. «Il faut une concertation de l’alliance, je ne peux pas en dire plus pour l’instant», a-t-il déclaré.

L’OTAN ne sait pas encore comment réagir

Cette question est cruciale. Au terme de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, du 4 avril 1949, les parties conviennent en effet «qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties.»

En conséquence, «elles conviennent que si une telle attaque se produit», chacune d’elle «pourra prendre toute mesure jugée nécessaire, y compris l’emploi de la force armée pour rétablir et assurer la sécurité».

Bref, en principe une attaque contre les Etats-Unis est une attaque contre l’OTAN, qui pourrait réagir.

Mais, il y a plus d’un demi-siècle, les rédacteurs du Traité pensaient à une guerre en bonne et due forme, pas à une série d’attentats. Comment l’OTAN doit elle réagir? La question est encore ouverte.

Alain Franco, Bruxelles

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