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La Yougoslavie peut ruiner les derniers espoirs suisses

Le yougoslave Milosevic (g.) contre Hansen des îles Féroé, le 15 août dernier à Belgrade. Keystone

C'est le match de la dernière chance pour la Suisse, samedi, à Bâle. Mais la Yougoslavie ne vient pas pour faire de la figuration. Car elle est aussi loin d'être qualifiée pour le Mondial 2002.

Yves Débonnaire, coach des sélections nationales des moins de 16 et des moins de 20 ans, a endossé le rôle d’émissaire spécial. Il a, en effet, observé à trois reprises la Yougoslavie: A l’Euro 2000 et en éliminatoires de Coupe du monde contre la Russie à Moscou et devant les Iles Féroé à Belgrade.

Des joueurs à l’ego surdimensionné

«En résumé, la Yougoslavie possède des joueurs parmi les plus doués techniquement en Europe. Ce n’est pas pour rien qu’on les compare volontiers aux Brésiliens. En outre, leur jeu collectif est agressif et bien organisé.»

En revanche, «les défenseurs témoignent d’une certaine lenteur et parfois d’un mauvais alignement», poursuit Yves Débonnaire. «Mais les footballeurs yougoslaves s’exposent à de fréquents problèmes relationnels. Car ils ont un ego surdimensionné. Faute de solidarité, ils peuvent ainsi perde la face devant l’adversité»

«Comme beaucoup de joueurs yougoslaves, rétorque le coach national Köbi Kuhn, nous avons, nous aussi, des footballeurs qui évoluent dans de grands clubs à l’étranger: Henchoz à Liverpool (récent vainqueur de la SuperCoupe aux dépens du Bayern Munich de Sforza). Ou encore Vogel à Eindhoven et Muller à Lyon.»

Sans Mihajlovic

A propos de stars, la Yougoslavie devra se passer, samedi à Bâle, des services de sa pièce maîtresse sur balles arrêtées, Mihajlovic. Monsieur coup franc avait marqué contre la Suisse à Belgrade d’une banane dans la lucarne et a récidivé dernièrement contre les Iles Féroé.

Reste que la Yougoslavie est nouvellement dirigée par un trio pour le moins charismatique: l’ancien stratège de l’AC Milan, Savicevic, l’ancien gardien de l’AS St-Etienne, Curkovic et l’ancien entraîneur de la Sampdoria, Boskov.

«Nous n’avons pas le temps de faire des essais avec de jeunes joueurs, explique Savicevic, nous nous en remettons donc aux footballeurs expérimentés pour arracher la deuxième place du groupe, synonyme de match de barrage pour le Mondial 2002.»

«Certes, ce ne fut pas un bon match contre les Iles Féroé, commente Djukic, le libéro de la Yougoslavie et de Valence. Mais nous étions en phase de préparation dans nos clubs, nous avions les jambes lourdes. L’essentiel était pour nous de gagner.»

Forcée de se découvrir

Pour Djukic, le nouveau trio directeur est à l’origine «des bons résultats. Dans le football, ce sont eux qui commandent. L’ambiance est donc meilleure et les options plus nombreuses».

Et Djukic de poursuivre: «Nous savons que la Suisse est forcée de se découvrir. Or, nous aimons défendre et contre-attaquer. C’est ce qui nous convient». La Suisse est avertie.

Et le coach Savicevic et son joueur Djukic de conclure en chœur: «Nous avons fait nos comptes. Nous venons à Bâle pour gagner. Ce sera un match dur et engagé. Contre une équipe de Suisse au style germanique».

Emmanuel Manzi

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