Le FC Bâle, nouvelle puissance du football suisse
Après le titre national, le FC Bâle a décroché de haute lutte la Coupe, en se défaisant 2-1 de Grasshopper, après prolongations.
Il a fallu attendre 113 minutes pour voir Murat Yakin ouvrir les portes du paradis à son équipe dans un Parc Saint-Jacques surchauffé et quasi-totalement acquis aux Bâlois. Le capitaine rhénan transformait un penalty, sanctionnant une faute de main de dernier recours de Boris Smiljanic.
Grasshopper n’allait plus s’en remettre. Il était écrit que la saison 2001/2002 serait entièrement bleue et rouge, soit les couleurs du glorieux FCB.
Riche en émotions
«Je n’ai jamais douté de ce succès», lançait après coup Christian Gross. Pourtant, l’entraîneur bâlois a longtemps constaté qu’en face, Grasshopper avait largement les moyens de tenir tête et de remporter le trophée.
Dans un match riche en émotions et en intensités, réunissant bel et bien les deux meilleures phalanges du pays, Bâlois et Zurichois ont chacun à leur tour pris le match à leur compte.
Au coude à coude
Une fois de plus, Bâle a rapidement marqué, grâce à Hervé Tum, bien lancé par Murat Yakin à la 5e minute. Mais les Sauterelles laissaient passer l’orage et Mladen Petric – préféré de manière surprenante à Stéphane Chapuisat – profitait d’un centre parfait de Nunez pour égaliser de la tête à la 38e minute.
Jusqu’aux prolongations, les deux équipes allaient se tenir en échec, non sans se créer maintes occasions de but. «Nous avons tout donné, mais cela s’est révélé insuffisant, regrettait Marcel Koller, coach de Grasshopper. Bâle a profité de son élan victorieux et de notre côté, plusieurs joueurs ont terminé blessés la partie.»
Conquête de l’Europe
Avec son nouveau stade hyper-moderne, avec son formidable public, avec ses moyens économiques à la hauteur de ses ambitions, le FC Bâle dispose désormais d’une bonne longueur d’avance sur Grasshopper et ses rivaux dans le football suisse.
«Le plus difficile ne fait que commencer, nous allons devoir opérer des choix délicats», prophétisait Christian Gross quelques minutes après le coup de sifflet final.
Intronisé nouveau baron du football helvétique, le FCB doit non seulement confirmer son statut, mais aussi partir à la conquête de l’Europe. En tentant de se hisser en Ligue des Champions, là où tous ses prédécesseurs (Grasshopper, Saint-Gall, Servette) ont échoué. Les hommes de Saint-Jacques relèveront-ils le défi?
swissinfo/Jonathan Hirsch
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