Les otages du Sahara libérés
Quatre Suisses, neuf Allemands et un Néerlandais, enlevés depuis plusieurs mois dans le Sahara algérien, ont été relâchés lundi soir au Mali.
L’information a été confirmée par les ministères suisse et allemand des Affaires étrangères.
«Nous confirmons que les 14 otages sont en sécurité en mains des autorités maliennes, a indiqué lundi soir, Simon Hubacher, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
Selon les informations obtenues sur place par le représentant suisse Peter Studer, les otages, dont les quatres suisses, sont en bonne santé, a-t-il ajouté.
De son côté, le ministère allemand des Affaires étrangères, à Berlin, confirmait également cette information.
C’est la présidence malienne qui, lundi soir, a annoncé en premier cette nouvelle. Les 14 otages ont été libérés dans l’après midi, à 16 heures, heure locale.
Dans un premier temps, les otages libérés devraient retrouver la ville de Gao, au nord-est du Mali. Et rallier Bamako, la capitale, mardi matin.
Ces libérations sont intervenues à l’issue d’intenses négociations menées au Mali où les otages avaient été conduits par leurs ravisseurs présumés du Groupe salafiste pour la prédiction et le combat (GSPC) proche, dit-on, du mouvement Al-Quaïda.
Pour l’heure, les détails des tractations ne sont pas connus. De nombreuses rumeurs ont circulé, notamment que les ravisseurs réclamaient une rançon de 4,6 millions d’euros par otage.
L’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse ont travaillé en collaboration au sein d’une équipe mise en place à Bamako, leur permettant un échange d’informations.
La Suisse a dépêché deux experts de la police judiciaire fédérale au Mali.
Un long calvaire
Ce sont au total 32 touristes européens qui avaient été enlevés, en groupes séparés, entre la mi-février et la mi-mars, alors qu’ils faisaient du tourisme dans le Sud algérien sans guide.
Le 13 mai, 17 otages étaient libérés lors d’une opération militaire algérienne dans les environs d’Amguid, à l’Ouest d’Illizi.
En avril, les autorités algériennes affirmaient être en contact avec un groupe de preneurs d’otages. Puis le mois suivant, le ministère algérien de l’intérieur démentait toutes tractations.
Une otage allemande serait décédée en raison de problèmes liés à la chaleur. Tandis que six otages, dont une Suissesse, seraient malades.
swissinfo et les agences
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