La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Michel Antzemberg: le ski nordique en mal de formation

Ce week-end, les courses reprennent à Langïs, après une journée de repos. Keystone

Les skieurs du championnat de Suisse à Langïs prennent une journée de repos. L'occasion pour Michel Antzemberg, patron des fondeurs suisses, de faire le point. En demi-teinte.

A Langïs, en pays obwaldien, le temps est à la neige. Vendredi, les acteurs des championnats de Suisse sont au repos. Mais un repos actif: tests de farts et de skis, entraînements. Ce week-end, les courses reprennent leur droit: samedi est consacré aux épreuves de sprints, dimanche aux courses poursuites.

Après avoir fait l’impasse sur les 30 kilomètres de jeudi, les douaniers – de retour du Tournoi des six nations – et les grosses pointures des cadres nationaux – rentrés des Etats Unis – sont au départ. Seule absence de poids: la Valaisanne Brigitte Albrecht. Elle souffre d’un refroidissement.

Les fondeurs suisses jouent les «sans grade» au plan international. Pour Michel Antzemberger, «la situation est identique à celle de ces dernières années. Cinq ou six fondeurs, garçons et filles confondues, sont capables d’entrer dans les points de la coupe du monde. Cela n’arrive que trop rarement».

En Suisse depuis sept ans, le Français précise son propos. «Pour faire partie des athlètes de haut niveau, il faut être dans les quinze premiers; ceux classés entre la 20e et la 30e place décrochent des accessits. Le raisonnement est identique avec les jeunes. Mais en Suisse, ces deniers manquent de constance et de densité».

Ensuite, Michel Antzemberger fait un constat: «Si l’on observe les noms de ceux qui sont au sommet en Coupe du monde, on constate qu’entre 16 et 20 ans ils étaient déjà au sommet chez les juniors. D’où la nécessité d’améliorer la formation».

Encore faut-il en avoir les moyens. Selon Michel Antzemberger, «la formation des juniors suisses comporte deux points faibles. D’une part, les structures des écoles ne sont pas adaptées à la pratique du sport. D’autre part, les régions manquent d’entraîneurs professionnels à la disposition des jeunes lorsque ceux-ci bénéficient de temps libre».

Et le patron des fondeurs suisses de constater, s’agissant des équipes nationales, une «nette amélioration» des conditions de vie (opportunités de travail, salaires) et des moyens techniques (matériel, fartage).

Pierre-Henri Bonvin

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision