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Société financière suisse accusée d’escroquerie

Des militaires français ont déposé une plainte contre la Société financière privée (SFP) de Genève.

swissinfo le révélait en début de ce mois, 350 officiers et sous-officiers français, victimes de Claude Lipsky, surnommé «l’escroc du siècle», ont décidé de se retourner contre une société financière suisse, la SFP, qui a abrité pendant quelque temps Neiman Trust, l’entreprise créée par Claude Lipsky.

Celui-ci, aujourd’hui âgé de 70 ans, est tristement célèbre dans l’Hexagone. En 1976, il était condamné à huit ans de prison pour avoir lésé 10 000 petits épargnants en leur proposant des rendements mirobolants.

L’homme a récidivé en s’attaquant, cette fois, à des militaires français installés outre-mer. Au total, Claude Lipsky leur aurait subtilisé 30 millions d’euros. Et une partie de l’argent est passée par Genève entre 1987 et 1997.

Tentative de chantage?

«C’est exact, la société Neiman Trust était domiciliée dans les locaux de la Société financière privée. Mais celle-ci a toujours été totalement étrangère aux opérations conclues entre Claude Lipsky et les personnes se prétendant victimes de ses agissements», commente Daniel Glasner, le directeur général de la SFP.

En d’autres termes, le fait d’abriter quelqu’un ne vous rend pas automatiquement complice de ses agissements. Le cabinet de Charles Poncet, l’avocat de la Société financière privée, se montre encore plus sévère: la société financière ne serait-elle pas victime d’une tentative de chantage?

En effet, Claude Lipsky, actuellement emprisonné, aurait évacué l’argent sur des comptes appartenant à sa famille, notamment en Israël. Les militaires, regroupés au sein de l’association Ardiplent, ont très peu de chance de récupérer leurs économies.

Une société cotée en Bourse

Ils tenteraient alors de créer un maximum de problèmes à la SFP pour la contraindre à les indemniser. Cotée en Bourse, et cherchant à obtenir une licence afin de devenir une banque, la Société financière privée redoute ce genre de contre-publicité.

«La Société financière privée n’aura été que dépositaire momentanée de fonds dont elle n’a jamais assuré la gestion. Nous n’avons rien à nous reprocher. Nous ne signerons pas de chèque», annonce le directeur général de la SFP.

Quant à «l’escroc du siècle», qui avait déménagé sa société à Monaco en 1997, il affirme qu’il n’y a jamais eu la moindre escroquerie, seulement un revers de fortune dans ses affaires, qui explique la disparition de l’argent.

swissinfo/Ian Hamel

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