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Victoire et regrets pour la Suisse

Kubilay Türkyilmaz (à d.) marque le troisième but de la Suisse. Keystone

Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2002, la Suisse, qui est d'ores et déjà évincée de la compétition, est allée battre le Luxembourg 3 à 0 grâce à un but de Frei et deux de Türkyilmaz.

Si elle avive encore les regrets nés après les échecs rageants essuyés à domicile contre la Russie, la Slovénie et la Yougoslavie, cette victoire offre au coach national Köbi Kuhn quelques enseignements intéressants.

Leçons à tirer

Ainsi, il aura certainement compris que ni Sesa ni Comisetti ne sont les demis extérieurs performants indispensables au bon fonctionnement du 4-4-2. Les Servettiens Lonfat et Fournier les ont avantageusement remplacés après la pause.

«Ce ne fut certainement pas un brillant match de notre part. L’adversaire n’avait qu’une motivation, ne pas encaisser de but. Ce qui ne nous a pas facilité la tâche. Je pense toutefois que nous avons atteint notre objectif. Mais pas plus. Il s’agit de retrouver le calme autour de l’équipe afin de bien analyser les performances des trois dernières rencontres», constatait Köbi Kuhn à l’issue du match.

Kubi, meilleur marqueur

Dans ce stade Josy Barthel où il avait marqué, il y a douze ans, son premier but en équipe nationale, Kubi Türkyilmaz a signé ses 33e et 34e buts qui le hissent seul en tête des meilleurs marqueurs de la sélection helvétique.

«Je suis fier de détenir seul ce record. Si le sélectionneur me convoque à nouveau, je répondrai présent en espérant encore améliorer ce total. Trente-quatre buts ne sont pas suffisants. Ces deux buts supplémentaires face au Luxembourg n’ont pas été obtenus facilement.»

A l’origine des trois buts, Sforza a su saisir pleinement la chance que lui offrait le coach. Mais il est clair que sa performance demande confirmation. Il ne risquait pas d’être dépassé par le rythme de jeu face aux semi-amateurs du Grand Duché.

A la pointe de l’attaque, Frei s’est fréquemment mis en évidence. Au cœur de la défense, Murat Yakin a confirmé l’impression de puissance laissée contre les Yougoslaves.

Porteur du brassard de capitaine, Stiel fut un gardien sous-employé. Quentin a démontré qu’il était encore le meilleur à son poste. Vogel et Muller ont également donné entière satisfaction.

swissinfo avec les agences

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