Victoire surprise de la Française Montillet dans le super-G de Garmisch
La Française Carole Montillet a remporté le super-G de Coupe du monde de Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne. La meilleure Suissesse, Corinne Rey-Bellet, a terminé 10ème.
Derrière Carole Montillet, on trouve deux Autrichiennes: Renate Götschl, 2ème, à 1 centième seulement, et sa compatriote Brigitte Obermoser, 3ème, à 21 centièmes.
Parti avec le dossard no 2, Carole Montillet a ainsi enlevé la première victoire de sa carrière, après six podiums en dix saisons sur le circuit. La Française avait d’ailleurs annoncé la couleur, en signant plusieurs deuxièmes places de Coupe du monde, en début de saison.
Pour sa part, la présumée favorite, la Française et championne du monde en titre Régine Cavagnoud a raté le podium pour 33 centièmes. Toujours est-il que, forte de sa quatrième place, la skieuse de La Clusaz se rapproche lentement mais sûrement de la victoire finale dans la discipline. Il reste en effet trois super-G, cette saison.
En revanche, au niveau du classement général (toutes disciplines additionnées), la Croate Janica Kostelic demeure en tête, devant l’Autrichienne Renate Götschl et la Française Régine Cavagnoud.
Décidément, les Françaises apprécient cette épreuve de Garmisch-Partenkirchen, puisque, avant la victoire de Carole Montillet, en ce vendredi, Florence Masnada et Carole Merle s’étaient imposées dans ce site alpin.
La meilleure Suissesse fut indiscutablement la Valaisanne Corinne Rey-Bellet 10ème, à 98 centièmes. Puis, parmi les autres concurrentes helvétiques, on remarquera la 21ème place, à 2 secondes 06, de Sylviane Berthod.
Ainsi, ce sont les battantes qui ont fait la loi sur cette piste bavaroise, en pratiquant un ski agressif. Encore qu’il fallait être aussi de bonnes techniciennes pour négocier le S précédant le schuss d’arrivée.
Il est à relever que les conditions de course ont été bonnes. Il faisait beau, même chaud pour la saison. La piste était glacée et donc dure, en début de concours. Puis, le soleil bavarois a fait fondre une fine couche supérieure, au fur et à mesure de l’épreuve. Défavorisant de la sorte les dossards élevés.
Reste le souvenir noir du décès de la skieuse Ulrike Maier, sur cette même piste allemande du Kandahar, il y a sept ans déjà.
Emmanuel Manzi
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