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Andreas Aebi et Alex Kuprecht présidents pour un an

Andreas Aebi va présider les débats du Conseil national. KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE sda-ats
Ce contenu a été publié le 30 novembre 2020 - 17:51
(Keystone-ATS)

Deux UDC président les Chambres fédérales. Le Bernois Andreas Aebi est devenu lundi le premier citoyen de Suisse, en accédant au perchoir du Conseil national. Le Schwyzois Alex Kuprecht mènera les débats du Conseil des Etats. Tous deux sont âgés de 62 ans.

Au Conseil national, Andreas Aebi a été élu par 178 voix sur 183 bulletins valables, score au-dessus de la moyenne. Isabelle Moret (PLR/VD), à qui il succède, avait obtenu 193 voix en 2019, un record.

Andreas Aebi sera secondé par Irène Kälin (Verts/AG), élue vice-présidente par 137 voix sur 168 bulletins valables. Martin Candinas (PDC/GR) devient deuxième vice-président par 154 voix sur 170 bulletins valables.

Âgé de 62 ans, Andreas Aebi est le 28e représentant du canton de Berne à devenir président de la Chambre du peuple, après Christa Markwalder en 2015/2016, et le 20e élu de son parti, après Jürg Stahl en 2016/2017, à accéder à cette fonction.

Le Bernois a entamé sa carrière politique au niveau communal. De 1998 à 2008, il a été maire d'Alchenstorf, village d'un peu plus de 570 habitants dans l'Emmental. En 2007, il accède au Conseil national. Il sera réélu à trois reprises, obtenant à chaque fois d'excellents résultats.

Commissaire-priseur

Personnalité aux facettes multiples, Andreas Aebi est aussi agriculteur, commissaire-priseur et propriétaire d'une agence de voyage. Il compte remplir son mandat avec efficacité et impartialité, a-t-il déclaré dans son discours.

Son année sera placée sous la devise, "cohésion, confiance et satisfaction". La crise du coronavirus ne permet plus de prendre du plaisir et de se distraire, mais elle nous a appris la solidarité et le renoncement, a-t-il ajouté.

Pour le président du Conseil national, il est essentiel de découvrir les particularités des autres régions linguistiques du pays. Les relations entre la ville et la campagne lui tiennent aussi à coeur. Dès le printemps 2021, il a prévu un programme pour que les écoles des régions urbaines découvrent la campagne et les écoles des zones rurales se rendent en ville.

Neuvième schwyzois

Au Conseil des Etats, Alex Kuprecht a été élu par 43 voix sur 43, reprenant le flambeau de Hans Stöckli (PS/BE). Il est le neuvième schwyzois à diriger les débats de la Chambres des cantons, le dernier en date étant le PDC Bruno Frick en 2005. Il est en outre le septième UDC à occuper cette fonction après Hannes Germann (SH), président en 2014.

Le bureau est complété par Thomas Hefti (PLR/GL), vice-président. Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG) accède à la deuxième vice-présidence. Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU) et Lisa Mazzone (Verts/GE) sont respectivement scrutatrice et scrutatrice suppléante.

Entré au Conseil des Etats en 2003, Alex Kuprecht effectue actuellement son cinquième mandat. Dans son canton, il a siégé pendant 13 ans au Grand Conseil qu'il a présidé durant l'année qui l'a vu accéder au Conseil des Etats. Domicilié à Freienbach, sur les bords du lac de Zurich, il est assureur et travaille en tant que lobbyiste pour la Bâloise.

Dans son discours, le nouveau président a relevé la difficulté à porter une responsabilité politique dans la situation actuelle. Le fauteur de troubles invisible a bouleversé nos vies bien ordonnées et les a mises à l'épreuve, a-t-il dit.

Moins de lois

La crise a montré dans quelle mesure le fédéralisme peut être un instrument adapté à la gestion des crises. "Je suis un fervent défenseur de ce principe", a-t-il ajouté. Le principe de la subsidiarité a du sens lorsque les tâches peuvent être mieux exécutées dans un réseau élargi.

Le Conseil des Etats doit quant à lui travailler en tant que "chambre de réflexion", universellement respectée. L'objectivité, le sens de la proportion et la collégialité doivent y être des facteurs déterminants. Alex Kuprecht a aussi invité ses collègues à voir si les nombreuses lois dont ils délibèrent contribuent réellement à renforcer la responsabilité individuelle des citoyens.

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