La Suisse veut placer ses machines textiles en Iran
Déjà présents en Iran, les industriels suisses du textile aimeraient bien profiter de l'ouverture iranienne. Et s'adjuger une part du gâteau.
Après 22 ans d’isolement, la république islamique a décidé de moderniser son industrie textile. A cet effet, le gouvernement iranien va allouer 500 millions de dollars de crédits avantageux – à 3% et remboursables sur 8 ans – pour l’achat de machines neuves.
Une occasion en or pour les principaux fabricants helvétiques (Benninger, Jakob Müller, Reiter Textile Systems, SSM Schärer Schweiter Mettler, Staubli, Sulzer Textil et Zellweger Luwa Group). Qui, dans le cadre d’un séminaire organisé par l’ambassade de Suisse, ont pu entrer en contact avec les représentants de 300 entreprises iraniennes.
Renforcer leur présence
En clair, les Suisses cherchent à renforcer leur présence sur un marché qu’ils connaissent déjà bien. «La technologie helvétique a fait ses preuves», confie Jamshid Bassiri, secrétaire général de l’association iranienne des industriels du textile.
En 2000, les sociétés helvétiques ont, en effet, vendu aux Iraniens des machines pour un montant estimé à 47 millions de francs. Des ventes qui ont augmenté en 2001. Et qui représentent environ un quart des exportations helvétiques vers la république islamique.
Reste que la Suisse n’est pas seule. Et, dans ce secteur aussi, la concurrence est de plus en plus rude.
Désormais, les industriels suisses – qui contrôlent 30% du marché mondial des machines textiles – doivent compter avec les Allemands, les Italiens. Sans oublier les Japonais et les Chinois.
Siavosh Ghazi, Téhéran
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