Clonage humain: la Suisse pas prête à suivre l’exemple britannique
Le gouvernement anglais autorise le clonage d'embryons humains à des fins thérapeutiques. Une première mondiale. La Suisse n'est pas prête à en faire autant. Ces expériences y sont interdites par la Constitution.
Mercredi, le gouvernement de Tony Blair a adopté un rapport qui conclut à l’utilité thérapeutique de tissus cultivés à partir d’embryons humains obtenus par clonage. Mais, pour que la Grande-Bretagne devienne le premier pays à autoriser voire à financer le clonage humain, il faudra encore que les deux Chambres du Parlement acceptent de modifier la loi.
Pour autant, il ne s’agira pas de «fabriquer» des répliques d’êtres humains en laboratoire. Le clonage à fins reproductives reste interdit en Grande-Bretagne comme en Suisse. Seule la culture de cellules prélevées sur des embryons produits par clonage sera autorisée.
Mais même ceci ne va pas sans poser de sérieux problèmes. Car, les Britanniques s’apprêtent tout de même à «fabriquer» des embryons humains qui serviront de matières premières pour des expériences médicales.
Reste à savoir si d’autres gouvernements emboîteront le pas aux Travaillistes britanniques. Pour cela, il faudra qu’ils passent par dessus les objections éthiques au profit des immenses perspectives que ces techniques offrent à la médecine.
En Suisse, on en est encore loin. Pour cela, il faudrait d’abord modifier la Constitution fédérale, dont l’article 119 interdit toute forme de clonage humain. «Sa modification n’est pas envisageable dans un proche avenir», affirme Herman Schmid, juriste à l’Office fédéral de la justice.
swissinfo avec les agences
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