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Les astronomes genevois découvrent six autres planètes extra-solaires

Le téléscope suisse Leonhard Euler de 1 m 20 à La Silla. European Southern Observatory (ESO)

La quête de planètes extérieures au système solaire est loin de s'arrêter. Les chercheurs de l´Observatoire de Genève annoncent à Manchester qu´ils en ont découvert six de plus. D´autres scientifiques américains en ont également trouvé quatre autres.

Pour Michel Mayor, Didier Queloz et les autres chercheurs de l’Observatoire de Genève, ce genre de communication scientifique fait bientôt partie de la routine. On est loin de l’émotion qu’ils avaient suscitée de par le monde lorsqu’en 1995 ils avaient annoncé avoir découvert une planète située en dehors du système solaire, plus communément appelée «exoplanète».

A l’époque, leur révélation portait sur une planète tournant en orbite autour d’une étoile de la constellation de Pégase. D’autres ont régulièrement suivi, la dernière pas plus tard qu’au mois de mai.

Cette fois-ci, les astronomes genevois ont tu leurs nouvelles découvertes jusqu’à l’ouverture, lundi à Manchester (Angleterre) d’un symposium de l’Union astronomique internationale. Mais ils n’étaient pas les seuls à le faire. Leurs collègues de l’Université de Californie à Berkeley en ont détecté trois autres. Ceux de l’Université du Texas en annoncent une dixième. Ce qui revient à dire qu’au total, depuis 1995, les astrophysiciens ont ainsi enrichi leur catalogue de près d’une cinquantaine de trouvailles du genre. Et ils sont sans doute très loin d’en avoir terminé.

C’est en France et au Chili tout particulièrement que les Suisses mènent leurs recherches: à l’Observatoire de Haute-Provence pour l’exploration de l’hémisphère boréal, et à celui de La Silla, au Chili, en ce qui concerne le ciel austral. Ils font appel non seulement à des téléscopes à très hautes performances (dont le téléscope suisse installé au Chili), mais aussi et surtout à des spectrographes, qu’ils ont mis au point et baptisés en l’occurrence Elodie et Coralie.

Jusqu’à présent, en effet, les exoplanètes – des «géantes gazeuses» peu lumineuses – n’ont pu être vues par l’œil humain, même collé sur le meilleur des instruments optiques. Il faut donc faire appel à d’autres méthodes. L’une consiste par exemple à observer les variations de luminosité d’une étoile lorsque sa planète passe devant elle. Une autre méthode est de détecter les perturbations que les planètes font subir aux trajectoires des étoiles, d’où le recours à des spectrographes capables de mesurer les vitesses radiales avec une très grande précision.

En fin de compte, toutes ces découvertes livrent quelques messages importants. Entre autres que le bon vieux système solaire n’est pas le seul à inclure des planètes et que les «objets célestes» ressemblant à la Terre sont, sans doute, plus nombreux qu’on ne le pense.

Que les autres systèmes planétaires sont très diversifiés: les planètes extrasolaires déjà recensées ont, par exemple, des orbites qui peuvent varier de trois ou quatre jours jusqu’à plus de quatre ans. Ou que l’éternelle question de savoir s’il est une vie ailleurs que sur Terre n’est pas encore définitivement résolue.

Bernard Weissbrodt

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