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Pascal Couchepin fustige les néo-conservateurs

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La libéralisation des services publics doit continuer. Pour le ministre de l'Economie, les adeptes d'une conception passéiste font fausse route.

Organisé par «Rencontres Suisses – Treffpunkt Schweiz», un débat public a réuni lundi à Berne des représentants de l’économie et de la politique. Thème de la rencontre: l’avenir des services publics en Suisse.

L’efficacité avant tout

Devant l’assemblée, Pascal Couchepin a estimé que le service public doit se transformer. «Le meilleur des standards minimums ne sert à rien s’il ne répond pas aux attentes des clients», a notamment déclaré le ministre suisse de l’économie.

Il a fustigé les milieux néo-conservateurs de gauche et de droite qui veulent à tout prix maintenir un service public qui n’est plus efficace. Et le ministre d’avancer l’exemple du service postal: «Ils estiment que le destin de certains quartiers et de régions isolées dépend de la présence du bâtiment administratif de la poste, lequel est souvent inutilisé».

Représentant les consommateurs, Simonetta Sommaruga ne partage pas entièrement cette vision. «Il ne faut pas oublier que le service public assume aussi des tâches sociales, par exemple via le contact avec un facteur, a-t-elle déclaré. Mais cet aspect émotionnel irrite les managers qui en appellent de leur côté à la raison».

Vers un service universel

Professeur à l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP), Mathias Finger confirme que le service public se transforme en service universel. «Avec le service public, l’Etat offre des prestations, a-t-il précisé. Avec le service universel, l’Etat doit veiller à ce que les services soient rendus d’une façon équitable à toute la population, mais pas forcément les fournir lui-même.»

Notamment en raison de l’impulsion donnée par l’Union européenne, le service public devra donc inévitablement se transformer. Mais il y a de fortes résistances.

«Il y a toute une série d’acteurs dans ce domaine qui ont intérêt à ce que ça ne change pas. Les politiciens parce que cela présuppose toute une autre façon de faire de la politique, l’administration parce qu’elle doit changer de fonds en comble les services publics parce qu’ils doivent devenir concurrentiels et enfin les clients, parce qu’ils ne sont pas forcément gagnants.»

swissinfo/Olivier Pauchard au Palais fédéral

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