Un guide pour s’investir dans les fonds éthiques
Les fonds éthiques et écologiques croissent de manière spectaculaire en Suisse. A l´occasion d´un séminaire, le WWF et la Déclaration de Berne publient un guide pratique destiné aux investisseurs intéressés au développement durable.
Les fonds placés, tenant compte de critères sociaux et écologiques, sont évalués, en Suisse, à plus de cinq milliards à l’heure actuelle. C’est dire le succès d’estime de cette démarche.
«La démocratisation de l’actionnariat au niveau du public et des investisseurs institutionnels ainsi que l’actualité des préoccupations sociales et écologiques sont à l’origine de cette croissance», affirme Thierry Pellet, de la Déclaration de Berne.
Cette organisation indépendante crée en 1968 œuvre en faveur de relations Nord-Sud plus équitables et encourage les institutions et les personnes à investir dans des comptes verts. Elle n’est pas la seule à promouvoir cette philosophie. Le WWF incarne aussi ce combat.
Ces deux mouvements ne manquent pas d’arguments. Ils mettent en avant de récentes études prouvant que la plupart de ces fonds, qui combinent un degré de sécurité élevé et des rendements attractifs, rapportent plus que les fonds classiques.
«Il est trop tôt pour parler de moralisation rapide et complète des marchés financiers. De plus, en matière de fonds verts, la réalité est complexe, poursuit Thierry Pellet. Certains sont en effet allés très loin dans les critères écologiques et sociaux rigoureux. Alors que d’autres jouent sur les apparences».
Un constat s’impose: le stade du discours moral est révolu et la notion de responsabilité supplante désormais la culpabilité. Ce qui implique davantage de vigilance pour les futurs investisseurs.
Il reste que la niche qui se développe a triplé ces trois dernières années pour atteindre 5 milliards. Il est de plus de bon ton pour les sociétés et les institutions de posséder un fonds vert dans leur portefeuille.
En Suisse, la réflexion sur les fonds éthiques continue donc. Le guide publié par sur la Déclaration de Berne et le WWF en est une preuve parfaite.
Mathias Froidevaux
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