Belgique: la crise politique a eu raison du médiateur royal
(Keystone-ATS) Le médiateur royal qui tentait depuis des semaines de trouver une issue à la crise politique d’une durée record en Belgique a démissionné mercredi soir, a annoncé le Palais royal. Ce dernier a précisé avoir accepté cette décision.
«Le Roi a reçu en audience cet après-midi Johan Vande Lanotte, conciliateur royal, qui (…) a demandé d’être déchargé de sa mission. Le Roi a accepté et commencera demain (jeudi) ses consultations» pour trouver une issue, a souligné le Palais dans un bref communiqué.
Ce sénateur socialiste flamand avait été désigné le 21 octobre pour tenter de rapprocher les points de vue entre sept partis flamands et francophones sur l’avenir du pays et surtout sur la formation d’un véritable gouvernement.
Le pays en est en effet privé depuis des élections législatives de juin 2010, un record en Europe. Seul un cabinet chargé de gérer les affaires courantes est en place.
Refus définitif cette fois
M. Vande Lanotte avait jeté l’éponge une première fois le 6 janvier, suite au refus de ses propositions de compromis par les deux principaux partis flamands, les indépendantistes de la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA) et les chrétiens-démocrates du CD&V. Le roi, faute d’alternative, avait refusé et l’avait remis en selle.
Après une ultime tentative de conciliation, il a cette fois définitivement renoncé, ne voyant aucune possibilité de conciliation.
Les Flamands, aiguillonnés par le parti indépendantiste NV-A, vainqueur des élections en juin 2010, réclament une autonomie très poussée pour les régions en Belgique, que refusent les francophones.