CICR: le monde doit se pencher sur la «dramatique» situation à Gaza
Après les opérations qui ont permis la remise de prisonniers et de corps dans le cadre du cessez-le-feu à Gaza, le monde doit désormais se pencher sur la "dramatique" situation dans le territoire, a exhorté vendredi la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric.
(Keystone-ATS) «Au cours des 15 dernières semaines, le CICR a collaboré avec Israël, le Hamas et les médiateurs pour rapatrier les otages, les détenus et les dépouilles des personnes décédées, auprès de leurs familles, conformément à la première phase de l’accord» de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, a rappelé Mirjana Spoljaric dans un communiqué.
Désormais, a-t-elle souligné, «les Etats doivent tirer parti de la dynamique créée par la première phase de l’accord entre Israël et le Hamas pour améliorer d’urgence la situation humanitaire dramatique à Gaza».
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a ainsi appelé la communauté internationale à «saisir toutes les occasions d’intensifier ses efforts pour soulager les souffrances à Gaza».
«Cela implique notamment d’assouplir les restrictions sur les biens et équipements à double usage (potentiellement offensifs, ndlr), tels que les canalisations d’eau et les générateurs, indispensables à la restauration des infrastructures essentielles à la population», a insisté la Suissesse.
Retour d’otages
Depuis le début de la guerre à Gaza en 2023, déclenchée par l’attaque du 7 Octobre, le CICR a aidé au retour «de 195 otages, dont 35 décédés, et de 3472 détenus» palestiniens.
Le retour cette semaine de la dernière dépouille d’otage israélien a ouvert la voie à la réouverture du point de passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte, crucial pour l’acheminement de l’aide dans le territoire où la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions d’habitants.
«Nombreux sont ceux qui, à Gaza, vivent encore sous les décombres, privés de services de base, et qui luttent pour se protéger du froid hivernal. Des milliers de familles attendent toujours des nouvelles de leurs proches. Les hôpitaux, les habitations, les écoles et les réseaux d’eau potable doivent être réparés, et les munitions non explosées doivent être déminées», a rappelé Mme Spoljaric.