Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Helvètes d’ici et d’ailleurs,
Alors que plus personne ou presque hors de Suisse ne comprend que le pays s’oppose aux réexportations d’armes «made in Switzerland» vers l’Ukraine, la question semble également ébranler jusqu’aux plus fervents défenseurs de la neutralité dans le monde politique suisse.
Nous vous parlons aussi aujourd’hui d’une nouvelle offre bancaire ciblant les Suisses de l’étranger qui, comme d’autres avant elle, ne sera probablement pas la panacée.
Excellente lecture et bon week-end,
Les fronts politiques semblent être en train de bouger sur la définition de la neutralité. Après les socialistes, certaines figures politiques de l’UDC (droite souverainiste) commencent à accepter l’idée d’une réexportation d’armes vers l’Ukraine, alors qu’une commission parlementaire se penche actuellement sur le sujet.
L’ancien conseiller fédéral UDC Christoph Blocher s’y oppose toujours, en garant de la neutralité. Mais d’autres pontes du parti, comme le sénateur bernois Werner Salzmann, estiment que les choses doivent évoluer. «En tant que pays neutre, la Suisse ne peut pas aider l’Ukraine, mais nous ne pouvons plus bloquer les pays qui veulent soutenir ce pays», estime-t-il.
Une partie de l’UDCest sensible aux arguments de l’industrie de l’armement, qui craint de voir les pays européens se fournir en armes ailleurs. «Si nous voulons maintenir une industrie de l’armement en Suisse, (…) il nous faut être plus flexibles concernant les exportations», explique ainsi le sénateur schaffhousois Hannes Germann. La semaine dernière, le conseiller fédéral UDC Guy Parmelin a rencontré des acteurs du secteur.
Aucun tournant n’est toutefois acté. La direction du parti reste encore officiellement opposée à ces réexportations et le Conseil fédéral lui-même s’est prononcé à plusieurs reprises contre.
- Des voix discordantes à l’UDC sur la réexportation d’armes suisses vers l’Ukraine – le sujet de la RTSLien externe
- Le point de vue de Christoph Blocher dans le BlickLien externe
- La neutralité suisse? Personne n’y croit plus au sein de l’OTAN – l’article du BlickLien externe
- Notre Point fort sur la neutralité suisse
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Il est souvent compliqué pour les Suisses de l’étranger de garder un compte bancaire en Suisse. Engagée sur ce dossier, l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) a annoncé plus tôt cette semaine la conclusion d’un partenariat avec la banque cantonale de Zurich (ZKB). Le deuxième après celui conclu en 2017 avec la Banque cantonale de Genève (BCGE).
Dans son communiqué, la ZKB promet aux Suisses de l’étranger des «conditions attractives» et des services similaires à ceux offerts aux personnes domiciliées en Suisse. La banque souligne qu’aucun montant minimum n’est requis pour ouvrir un compte. Mon collègue Balz Rigendinger a toutefois voulu vérifier ce que vaut vraiment cette offre.
D’abord il y a des restrictions, en particulier pour les Suisses qui vivent aux États-Unis, sur lesquelles la ZKB reste assez vague. Par ailleurs, vous ne pourrez pas ouvrir un compte avec l’établissement si vous vivez dans un pays visé par des sanctionsLien externe, et il vous faudra dans tous les cas toujours ouvrir le compte en Suisse.
Ensuite, l’offre de la ZKB n’est pas la plus intéressante en termes de coût. La «taxe de base internationale» s’élève à 360 francs par an, contre 124 francs pour la BCGE – et 60 francs pour la clientèle nationale optant pour le compte ZKB le moins cher. Finalement, conclut mon collègue, c’est surtout sur le marketing que la 3e banque de Suisse a mis le paquet.
- L’article de Balz Rigendinger
- Pourquoi les Suisses de l’étranger dépensent une fortune pour leurs frais bancaires (mars 2021)
- «La stratégie ciblée de Yapeal n’a aucune conséquence pour les Suisses de l’étranger» (mars 2022)
- Les néo-banques sont-elles la solution pour les Suisses de l’étranger? (février 2022)
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L’ambassadeur de Suisse en Turquie a été convoqué jeudi par le ministère des Affaires étrangères turc, tout comme huit de ses homologues occidentaux. Ils ont été entendus alors que la Suisse et plusieurs autres pays ont fermé au public leurs représentations diplomatiques en Turquie cette semaine, en invoquant un risque terroriste.
Les autres pays concernés sont les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie et la Suède.
Plusieurs chancelleries occidentales appellent depuis plusieurs jours leurs ressortissant-es en Turquie à faire preuve de «vigilance». Elles redoutent un attentat, après des manifestations ayant eu lieu fin janvier dans plusieurs pays du nord de l’Europe, durant lesquelles des exemplaires du Coran ont été brûlés ou profanés.
Les États-Unis et la France notamment ont recommandé d’éviter certains secteurs touristiques du centre d’Istanbul comme la place Taksim ainsi que les abords des églises et des synagogues. Mais pour des responsables turcs, ces mises en garde occidentales sont «irresponsables» et risquent de nuire au tourisme.
- Ankara convoque l’ambassadeur suisse et huit homologues occidentaux – le sujet de la RTSLien externe
- Menacée, l’ambassade suisse à Ankara ferme temporairement – la dépêche ATS
Le nombre de suicides accompagnés par Exit a augmenté. L’association d’assistance au suicide a communiqué vendredi ses chiffres pour l’année 2022. L’an dernier, 1627 personnes y ont eu recours en Suisse, soit 233 de plus qu’en 2021.
L’organisation a comptabilisé 502 suicides assistés en Suisse romande et 1125 en Suisse alémanique et italophone. Le vieillissement de la population explique le besoin persistant d’aide au suicide, relève Exit. L’âge moyen des personnes qu’elle a accompagnées dans la mort a augmenté de 1,4 an par rapport à 2021, pour s’établir à 79,6 ans en 2022.
Dans près de 40% des cas, les personnes ayant recouru au suicide assisté étaient atteintes d’un cancer en phase terminale. Le nombre de personnes âgées atteintes de maladies multiples ayant choisi de faire appel à Exit a également augmenté.
Comme les années précédentes, les femmes ont été plus nombreuses que les hommes à opter pour le suicide assisté. Plus des trois quarts ont eu lieu dans des espaces privés, et près d’un sur cinq dans des maisons de retraite.
- La dépêche ATSLien externe
- Faute de candidats au Tessin, Exit recrute via une petite annonce – le sujet de la RTSLien externe
- Fin janvier, une délégation politique française est venue aux HUG pour échanger sur le suicide assisté
- Notre Point fort et tous nos articles sur le suicide assisté
Après l’échec des négociations sur l’accord-cadre institutionnel, la Suisse et l’UE tâtent le terrain afin de déterminer à quoi pourraient ressembler leurs futures relations, mais les incertitudes restent nombreuses. swissinfo.ch ouvre le débat et vous invite à y participer!
Quelles conséquences pour les quelque 450’000 Suisses qui travaillent, étudient ou profitent de leur retraite dans un pays de l’UE? Êtes-vous directement concerné? Avez-vous une opinion à ce sujet? Nous en débattrons le 10 février à Berne avec Astrid Epiney et René Schwok, deux des plus éminents spécialistes de la question européenne en Suisse romande.
Si vous souhaitez participer au débat filmé et poser une question à distance à l’un de nos deux invités, vous pouvez contacter notre animateur: samuel.jaberg@swissinfo.ch. L’émission sera diffusée sur notre site et nos différentes applications dans les jours qui suivent l’enregistrement.
- Comment les Suisses de l’étranger s’informent sur l’actualité politique
- Les Suisses de l’étranger ont-ils assez de pouvoir? – revivez notre premier débat en vue des élections fédérales de cet automne
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