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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses de partout,

swissinfo.ch vous propose aujourd’hui un focus sur le lobbying au Parlement fédéral. Pour une ou un nouvel élu sous la Coupole, une des premières découvertes, parfois déroutante, est l’ampleur des sollicitations émanant des groupes d’intérêts. Leurs fonctions à peine prises, les parlementaires se retrouvent sous la pression des lobbies.

Faut-il alors refuser catégoriquement le lobbying pour rester libre, rejoindre des groupes au nom de ses valeurs, jouer le jeu de l’influence? Le point de vue de plusieurs parlementaires.

Excellente lecture,

lobbying
Keystone / Peter Klaunzer

Cinquante-quatre nouvelles et nouveaux élus sont entrés en fonction à Berne ce mois de décembre. Comment se positionnent ces parlementaires face aux lobbies? C’est l’enquête à lire aujourd’hui sur swissinfo.ch, signée par mon collègue Balz Rigendinger.


La pression que les lobbies exercent sur les parlementaires à Berne est élevée. Le domaine de la santé se taille la part du lion en termes d’influence – à la fin de la dernière législature, 90 des 246 parlementaires avaient un lien d’intérêt déclaré avec ce secteur. Mais les associations faîtières représentant diverses branches économiques, les syndicats ou les organisations environnementales font aussi du lobbying.

Ces divers groupes d’intérêt tentent d’enrôler les parlementaires à la sensibilité proche de leur action, afin d’avoir un relais au Parlement. Les sollicitations commencent dès le premier jour, et ne sont pas loin de submerger les nouvelles et nouveaux élus, dont plusieurs témoignent dans l’article.

Certains voient dans le lobbying le prix à payer pour un parlement de milice tel qu’il existe en Suisse. D’autres y voient un système vénal, ou du moins dérangeant, qui remet en question la liberté des parlementaires.

Pascale Baeriswyl à l ONU
Pascale Baeriswyl à l’ONU. © Keystone / Alessandro Della Valle

Cela fait un an que la Suisse siège en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. À mi-chemin – les membres non permanents ne siègent à New York que deux ans -, la diplomatie helvétique a dressé mardi un premier bilan contrasté.


«La situation actuelle est difficile, a admis la cheffe de la mission suisse auprès de l’ONU, Pascale Baeriswyl. La Suisse fait son possible pour encourager l’art du compromis et pour faire baisser l’agressivité ambiante. Toutefois, celle-ci est à un niveau que je n’avais personnellement jamais vécu. Et si les grandes puissances ne sont pas prêtes à faire des concessions, il est difficile d’avancer.»

Les membres non permanents ont avant tout un rôle secondaire. Quand un des cinq membres permanents de l’organe (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) décide de jouer la carte du veto, «on ne peut s’y opposer», a rappelé la diplomate. La Suisse travaille à une restriction de ce mécanisme, «mais on ne l’abolira ni aujourd’hui ni demain».

Cet accès permet toutefois à la Suisse d’«exercer une influence directe sur l’orientation stratégique de l’ONU», estime le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui se félicite aussi de quelques succès, tels que la prolongation de l’Eufor Althea en Bosnie-Herzégovine ou sa participation à l’adoption d’une résolution sur l’acheminement d’aide humanitaire en Syrie.

«Nous terminons 2023 avec un élan encourageant» pour la relation bilatérale avec la Suisse, a écrit mercredi le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic sur X (anciennement Twitter), après l’adoption par Bruxelles de son projet de mandat de négociation avec Berne (archives). KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET sda-ats

Bruxelles adopte à son tour un projet de mandat pour négocier avec Berne. La Commission européenne a adopté mercredi les lignes directrices des négociations approuvées par le gouvernement suisse.


Le projet de mandat se base sur la déclaration commune élaborée avec Berne lors d’un processus de 18 mois, a indiqué l’exécutif européen. Le document, qui n’est pas public, sera transmis aux États membres de l’Union européenne (UE), qui devront ensuite l’approuver.

Il contient des éléments institutionnels «permettant à la Suisse de participer au marché intérieur», des adaptations de la libre circulation des personnes, des versements réguliers au titre de la cohésion, la participation à des programmes de l’UE ainsi qu’un accord transitoire permettant aux chercheurs suisses de prendre part à des appels d’offres importants «avant la fin des négociations», poursuit le communiqué.

«Nous terminons 2023 avec un élan encourageant pour notre relation bilatérale», a écrit le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, sur le réseau social X. Et d’ajouter: «J’attends avec impatience les prochaines étapes en 2024».

diamants
Keystone

L’exportation de diamants rapporte des milliards de francs à la Russie. Le pays en est le premier exportateur et les volumes n’ont pratiquement pas chuté depuis le début de la guerre. En Europe, le secteur échappait jusqu’ici à toute sanction, mais cela changera dès janvier prochain, après l’adoption d’un nouveau paquet de mesures.


Dans quelle mesure les diamants russes arrivent-ils sur le marché suisse? En 2022, la Suisse en a importé directement 22 kg, mais cela ne représente que la pointe de l’iceberg, car les diamants russes sont largement exportés vers d’autres pays comme l’Inde, Dubaï, la Chine ou l’Arménie, avant d’être réexportés à travers le monde, ce qui fait perdre la trace de leur origine.

Il est ainsi difficile de certifier que l’horlogerie suisse n’utilise pas de diamants russes. Selon le ministère de l’Économie arménien, les entreprises Hermès, Tiffany, Patek Philippe ou Cartier comptent parmi ses clientes.

Pour l’industrie horlogère, difficile de se passer des diamants russes. La Russie assure un tiers de la production mondiale de diamants, une part qui grimpe à 60 voire 70% dans le secteur des petits diamants.

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SWI swissinfo.ch / Alamy


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Ces films sont des productions ou des coproductions de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR), la société mère de swissinfo.ch.

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