Conflit commercial: Ottawa et Washington proches d’un accord
Le premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump ont estimé dimanche qu'ils approchaient d'une sortie de crise dans le conflit commercial qui oppose leurs deux pays. Les deux hommes se sont entretenus par téléphone.
(Keystone-ATS) «Nous avons les grandes lignes d’un très bon accord avec le Canada», a déclaré Donald Trump avant de participer à une réunion électorale dans l’Iowa (centre des États-Unis), à deux jours des élections législatives de mi-mandat.
«Nous sommes très près d’un accord […] qui sera formidable pour nos agriculteurs, formidable pour notre pays et qui conviendra également au Canada», a-t-il ajouté, évoquant des droits de douane nuls sur les exportations agricoles américaines.
Un peu plus tôt, Mark Carney avait rapporté sur le réseau social X avoir eu «une bonne conversation» avec le président américain «sur l’avenir des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis».
Economies imbriquées
Les deux voisins, dont les économies sont étroitement liées, sont engagés dans un conflit commercial depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, qui a imposé de nouveaux droits de douane sur des produits canadiens entrant aux États-Unis. Ottawa a riposté.
M. Carney a mentionné des «discussions constructives sur les grandes lignes d’un accord commercial mutuellement avantageux, qui créerait des emplois pour nos travailleurs, améliorerait l’abordabilité pour les familles et respecterait pleinement les langues, la culture et la souveraineté du Canada».
«Nos équipes travailleront au cours des prochaines semaines pour parvenir à ce résultat», a conclu le responsable canadien. Mark Carney avait tenu tête au président américain à la fin août en rompant des négociations commerciales avec la Maison-Blanche.
Les droits de douane mis en place par Donald Trump ont renchéri et entravé le commerce de produits canadiens nécessaires aux Américains (comme le sel de déneigement des routes), gênant la campagne électorale de certains élus du camp présidentiel aux États-Unis.
Dans la dernière droite, la Maison-Blanche a modifié certains droits de douane à la demande de la sénatrice républicaine du Maine (nord-est), Susan Collins, dont le siège est en péril selon les sondages.
Voir plus d’articles de Swissinfo dans vos résultats Google. En savoir plus