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Borgeaud exposé et Gianadda honoré

"La tireuse de carte" de Marius Borgeaud (1919) Keystone

La Fondation Gianadda expose les toiles du peintre Marius Borgeaud. Et Léonard Gianadda reçoit les insignes d'officier de la légion d'honneur.

C’est seulement vers 1900, à Paris, que Marius Borgeaud (1861-1924) vient à la peinture en devenant l’élève de Cormon et d’Humbert. Car, au départ, l’homme est prédestiné à une carrière bancaire. Il est issu d’une famille bourgeoise du canton de Vaud. En effet, grâce à son héritage, il voyage et dépense beaucoup.

Le peintre de l’intériorité

C’est, en fait, le courant impressionniste qui influence les premières toiles de Marius Borgeaud. Mais, dès 1910, le peintre vaudois trouve son propre style. Il est alors attiré par la poétique des intérieurs. Son champ d’action se situe surtout en Bretagne. Ses sujets de prédilection sont des bistrots, des mairies, des pharmacies et des chambres à coucher.

Jeux de contrastes entre intérieurs et extérieurs, ombres et lumière, flux et reflux. Les oeuvres de Marius Borgeaud se distinguent par la sobriété et l’efficacité de leurs traits, par cette impression de paix et de calme qu’elles dégagent.

«Dans sa peinture, je trouve Marius Borgeaud très proche de son contemporain, Félix Vallotton (1865-1925)», commente Léonard Gianadda, directeur de la Fondation. «J’ai d’ailleurs promené le catalogue à Paris, il y a quelques jours, et tout le monde confondait Borgeaud avec Vallotton.»

«L’œuvre de Borgeaud est une peinture heureuse, empreinte de sérénité, poursuit le maître des lieux. Et retrouver une intériorité, c’est exactement ce dont nous avons besoin en ces temps troublés.»

Au total, 90 huiles de l’artiste sont présentées à la Fondation Gianadda, à Martigny, jusqu’au 20 janvier 2002, dont certaines pour la première fois. Notamment le tableau «Le paysage de Locquirec» réalisé en 1908 et récemment découvert sous un autre tableau.

Parmi les autres pièces phares de l’exposition figurent «Les jeux de boules» et la toute dernière oeuvre peinte par l’artiste avant sa mort en 1924: «La chambre blanche».

Honoré à deux reprises

Vendredi soir, le vernissage de cette exposition a coïncidé avec la remise de la légion d’honneur au créateur de la Fondation Pierre Gianadda, Léonard Gianadda. Cette distinction lui a été remise par l’ambassadeur de France en Suisse, Régis de Belenet.

Il y a six ans, la France avait déjà fait chevalier des arts et des lettres Léonard Gianadda. Très ému, le directeur de la fondation: «je dois beaucoup à la France. Car c’est elle qui a produit la plupart des artistes que nous exposons et qui me prête souvent beaucoup d’œuvres. Et c’est encore elle qui nous envoie des milliers de visiteurs. D’ailleurs, la grande majorité de nos visiteurs étrangers sont français.»

Pour l’histoire, il est important de souligner que Léonard Gianadda a créé la Fondation en 1977, à la mémoire de son frère Pierre, décédé des suites d’un accident d’avion.

Emmanuel Manzi

L’exposition Marius Borgeaud est ouverte du 16 novembre 2001 au 20 janvier 2002, tous les jours de 10h00 à 18h00.

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