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Du virtuel au réel

Barbara Schaubacher, Artenove. swissinfo.ch

Pour sa 11e édition aux côtés du Salon du Livre, Europ'Art fête les petits formats et les oeuvres sur papier. Rencontre avec quelques artistes présents sur Internet.

Internet, une carte de visite pour les peintres… Rien de plus. A en croire plusieurs artistes présents à Europ’Art, Internet n’est qu’un outil d’information et pas un support pour créer. «La toile» ne peut pas remplacer le contact physique que l’on a avec un tableau dans la réalité.

Actif uniquement sur Internet, le collectif français «Face à l’art» a profité d’Europ’Art pour quitter le Net et présenter ses peintures entre quatre murs. Un vrai bonheur pour les peintres du collectif.

«Internet est un outil pour se faire connaître, explique Marie Sallantin, cofondatrice de Face à l’art. C’est pour cette raison que nous avons lancé ce site. En France, les peintres étaient comme effacés du monde de l’art contemporain.»

Mais Internet n’est qu’une carte de visite. Le site du collectif est d’ailleurs très pragmatique. Aucune démarche artistique n’a été adoptée pour le créer. Il informe. C’est tout. Parce que rien ne peut remplacer le contact direct avec la peinture.

Une relation physique

Un contact très physique, pour Pierre-Marie Ziegler, membre du collectif. «Une œuvre a son échelle. Une dimension par rapport à la position du corps. Elle est plus petite ou plus grande que nous. La matière est importante aussi. Même l’odeur au début. Une peinture à l’huile ne s’offre pas facilement. Elle est revêche par endroits. Il faut l’apprivoiser.»

Marie Sallantin a d’ailleurs eu beaucoup de mal à convaincre les peintres de rejoindre le collectif. «Ils me disaient: Internet, mais qu’est-ce que c’est que ça, c’est pas pour nous…Ils étaient très méfiants.»

Une confrontation

Le site Artenove de Barbara Schaubacher est peut-être plus esthétique que celui du collectif. Mais, là encore, ce n’est que pour mettre en valeur ses créations, bien réelles. Pour informer. Une démarche paradoxalement traditionnelle pour une artiste qui se dit «multimédia».

La Bâloise avoue que, pour elle, rien ne remplace le réel. Le face-à-face. «Quand on se tient devant une peinture, c’est une confrontation, on est à la fois le sujet et l’objet. Un instant essentiel: si l’émotion passe, c’est gagné.» Et c’est vendu…

swissinfo/Alexandra Richard

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