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Electro à gogo(s) à Paléo

Amon Tobin, l’homme à la platine photogénique. swissinfo.ch

Le Paléo Festival accueille moult courants musicaux: rock, chanson, hip-hop, world, et bien sûr, plusieurs variantes des mouvances électroniques. Ainsi, mardi, St Germain et le DJ brésilien Amon Tobin.

Les musiques électroniques se déclinent dans une multitude de formes, ce n’est plus une surprise pour personne, et chacun sait que désormais employer le terme générique «techno» vous fait irrémédiablement passer pour un béotien ringard. Mais le festivalier moyen et peu au fait des mœurs électro-dance-chose se trouve tout de même confronté à des scènes étranges.

Ainsi, cette année et chaque soir, après les concerts, le club-tent est livré aux mains expertes des DJs. Mardi, c’était Amon Tobin qui s’y collait. Un génie, selon les organisateurs. Un dieu de la platine, qui fait se télescoper des climats de tous horizons, groove, drum’n bass, jazz, musique de film etc. Son dernier album, «Supermodified», en témoigne d’ailleurs brillamment.

Circulez, y a rien à voir !

Oui, mais… Sous le club-tent, alors que les lumières de la scène se sont éteintes, d’autres illuminent l’estrade de laquelle le Brésilien et ses deux lecteurs de vinyles dominent la foule. Quelques amateurs de rave-parties se tortillent, les autres semblant s’ennuyer ferme.

Ils sont écrasés par une masse de décibels en folie et ne peuvent s’empêcher de regarder le seul tableau qui leur est désormais offert, un DJ dont ils entrevoient le tronc. Situation qui ne manque pas de piquant, car même les cameramen et les photographes en sont réduits à braquer leurs objectifs sur un bonhomme qui plage des disques, véritable sommet de l’anti-spectacle. Surréaliste.

Mais où se cache la star?

Sous le chapiteau, c’est le Français St Germain qui mène le bal. Pionnier de la fameuse «french touch», Ludovic Navarre de son vrai nom surplombe la scène, émergeant à peine de ses innombrables branchements et autres écrans d’ordinateurs.

Devant lui, qui admet ne pas être musicien, six remarquables instrumentistes: trompette, saxophone, guitare, claviers, batterie, percussions. Car depuis longtemps, le truc de St Germain, c’est de mêler la «froideur» de la programmation à la «chaleur» des vrais instruments. Démarche qui a même convaincu le célèbre label jazz Blue Note, puisque c’est là qu’est paru son dernier album, «Tourist».

Alors ça bouge, c’est groove, c’est funk, c’est jazz, les musiciens improvisent et s’en donnent à cœur joie. Mais subsiste tout de même une question, celle qu’a articulée un spectateur, mon voisin de hasard: «Il est où, St Germain?»

Bernard Léchot

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