Expo.02, l’album (1): Le mystère de la vie
Pierre philosophale tombée de Mars ou de Vénus? Cœur androïde? Qu'est-ce que ce monolithe-là?
L’année écoulée a été marquée par Expo.02. Album-souvenir en 12 images étonnantes.
Au début était le Verbe, dit-on dans un célèbre best-seller. Dans le cadre d’Expo.01/02, le verbe a passablement traînassé. Discussions. Rêveries. Réflexions éthérées. Délires. Tergiversations. Désorganisation. Et, de l’autre côté, impatience des médias et du public face à ce qui ressemblait de plus en plus à un pitoyable chaos.
Et puis le concret a poussé. Pilotis et plate-formes. Pavillons, scènes. Espaces chargés de tous les possibles, dans les quatre villes qu’allait habiter Expo.02.
L’hiver dernier, sur les rives des lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne, les promeneurs du dimanche allaient constater l’avancée des travaux. Apprivoisaient l’idée. Alors que les médias d’ailleurs se déchaînaient encore, les habitants de la région se surprenaient eux-mêmes à s’intéresser à cet étrange animal – monstre ou sirène? – qui allait sortir de leurs lacs.
Bête à quatre têtes
Le cœur de l’étrange animal aura battu 159 jours. Pas un de plus. C’est court et c’est long. Durant ce laps de temps, au «Pays des Trois-Lacs», ils seront nombreux à avoir adopté, affectivement, la drôle de bête à quatre têtes.
Promenade des retraités dans la tranquillité du matin. Soirées de folie au «Cargo» ou au «Mondial», pour les plus jeunes, dans une région qui ne croule pas sous les sollicitations nocturnes de qualité. Même les enfants auront fait copain-copain avec la chose, en nouant avec elle une vraie complicité.
Un monolithe, des galets, des tours, un nuage, pourraient-ils donc avoir un cœur, voire une âme, histoire de faire plaisir à Lamartine? Non, impossible: ni le plastique, ni le béton, ni le métal ne sont des matières vivantes.
Quoique. Au cœur du pavillon «Ada», à Neuchâtel, une longue paroi peinte mêlait circuits électriques et système nerveux humain. C’est dans ce décor que trônait un mystérieux cube de métal brillant, marbré de gravures, et signé HR Giger.
Le «Cube biomécanique».
swissinfo/Bernard Léchot
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