Jacques Weber dépiaute les mots des grands auteurs
L'acteur français se produit en solo à la Comédie de Genève pour laisser entendre les mots de Baudelaire, Duras, Molière, La Fontaine... A vif.
Sa voix grave et onctueuse porte les stigmates des grands crus littéraires qu’il a servis, soir après soir, au public de nombreuses salles françaises. Duras, Baudelaire, Claudel, Corneille, Molière, Shakespeare… il les donne à boire jusqu’à l’ivresse.
Normal, Jacques Weber – c’est de lui qu’il s’agit – a le goût de la langue. L’acteur français est un diseur éblouissant, capable de scotcher sur leurs sièges les spectateurs rien qu’en mimant une fable de La Fontaine.
Les règles du «je»
Weber possède le charisme des «monstres sacrés». A La Comédie de Genève, il se produira juste deux soirs (les 23 et 24 octobre) en compagnie d’autres hommes couronnés, quant à eux, monstres sacrés de la littérature.
Ceux-là, on ne les verra pas. Mais on écoutera leurs mots que l’acteur dépiaute. «Jacques Weber à vif» est le titre qu’il a justement donné à son spectacle joué en solo.
Son arme absolue? Le verbe, qu’il brandit comme pour se cuirasser de citations célèbres: «Je me sens un cœur à aimer toute la terre», dit-il en se mettant dans la peau du Dom Juan de Molière. En se fixant aussi les règles du «je».
Car comment ne pas voir en Weber un artiste séduit par son propre dandysme? Sa beauté physique a quelque chose d’insolent. Il le sait et il en joue. Un monstre sacré, c’est peut-être aussi cela.
Ghania Adamo
«Jacques Weber à vif», à la Comédie de Genève, les 23 et 24 octobre. Tel: 022/320 50 01.
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