L’année faste du cinéma iranien se poursuit en Suisse
Jusqu´au 10 octobre, le cinéclub Passion Cinéma propose une sélection de films iraniens à La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel. Un cycle qui ponctue l´extraordinaire audience internationale obtenue par cette cinématographie ces dernières années.
«Un Temps pour l’ivresse des chevaux» de l’Iranien Bahman Ghobadi arrive sur les écrans romands (mercredi 27 septembre) après avoir été unanimement célébré par la critique française.
A Cannes, il y a quelques mois, il avait obtenu la Caméra d’or qui couronne la meilleure première oeuvre, tandis que «Le Tableau noir» de sa compatriote Samira Makhmalbaf obtenait le Prix du Jury. A Venise, il y a quelques semaines, «Le Cercle» de Jafar Panahi a décroché rien moins que le Lion d’or.
Il était temps de s’arrêter un peu sur ce cinéma en veine depuis quelques années. Depuis que le père de ce renouveau, Abbas Kiarostami (Palme d’or pour «Le Goût de la cerise» en 1997) a creusé le sillon pour toute une génération après s’être frotté aux censures successives du Shah et de Khomeyni.
Le Cinéclub Passion Cinéma rend justice à cette nouvelle vague et projette donc «Un Temps pour l’ivresse des chevaux», «Le Silence» de Mohsen Makhmalbaf, «Le Tableau noir» de sa fille, «Le Vent vous emportera» d’Abbas Kiarostami, «The Color of Paradise» de Majid Majidi qui sortira en décembre dans le circuit dit classique, et «Bashu, le petit étranger» de Bahram Beyzaï.
Le premier film persan avait été tourné en 1900, lançant une cinématographie qui ne fut jamais si vivante qu’aujourd’hui.
Thierry Jobin
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