Le cinéma suisse dans le système Soleure
Depuis 1966, les Journées cinématographiques font l'inventaire des films suisses produits durant les derniers mois: pas moins de 191 titres. Soleure a choisi de consacrer une bonne partie d'entre elles à la cinéaste vaudoise Jacqueline Veuve.
Depuis 1966 (35 ans déjà), les Journées cinématographiques font l’inventaire des films suisses produits durant les derniers mois: pas moins de 191 titres totalisant 150 heures de projection. Soleure a choisi de consacrer une bonne partie d’entre elles à la cinéaste vaudoise Jacqueline Veuve (photo). A la clé: une rétrospective de cette réalisatrice et surtout documentariste après 30 ans de carrière. Rendez-vous du 18 au 23 janvier.
«Inventaire vivant du cinéma suisse», dit la présentation des Journées cinématographiques sur leur site Internet (www.filmtage-solothurn.ch). Malheureusement, la fin 1999 a frappé la production helvétique d’un double deuil. En décembre, le documentariste Walter Marti disparaissait, suivi, le 5 janvier, par le cinéaste Bernhardt Wicki. «Inventaire vivant», toutefois, n’est pas une vaine formule, puisque pour l’instant, les Journées cinématographiques n’ont annoncé aucun hommage à ces deux figures centrales du cinéma suisse.
Parlons donc sélection puisque la vie continue et que Soleure se targue, depuis un an, de ne plus accueillir systématiquement l’ensemble de la production, mais de choisir, après trente-trois éditions qui jouaient l’accumulation, parmi les films des derniers mois. Soleure sélectionne et c’est tant mieux. Reste que l’aperçu choisi parmi toutes les formes de création cinématographique et vidéographique pratiquées en Suisse au cours de l’année écoulée est imposant: 191 titres!
On note une fois encore que le documentaire est plus représenté que la fiction, que le format vidéo prend le pas sur la pellicule, et qu’un film tourné en vidéo digitale annonce la profonde transformation technologique qui touche toutes les cinématographies, en particulier les moins argentées, allégeant les désirs de réalisation.
Si l’on peut désespérer que la Suisse ne produise pas plus de fictions (genre très pratiqué par les cinéastes qui se lancent dans leurs premiers courts métrages), il faut, en retour, apprécier pleinement le terrain où notre cinématographie s’exprime sans contrainte: le documentaire. Soleure le fait, en particulier à travers la rétrospective: elle est consacrée cette année à la Vaudoise Jacqueline Veuve.
Thierry Jobin
Soleure, 35es Journées cinématographiques. Du 18 au 23 janvier. Tél. 032/625 80 80.
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