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Le galeriste zurichois Max Bollag a récupéré sept Picasso volés en 1994

Le propriétaire a retrouvé ses oeuvres grâce à un intermédiaire. La police zurichoise a annoncé la nouvelle mardi, alors qu’elle était au courant de cette réapparition depuis juin. Ce laps de temps ne lui a toutefois pas permis d’élucider l’affaire.

Le galeriste zurichois Max Bollag a récupéré ses sept Picasso volés en 1994 grâce à un intermédiaire. La police cantonale zurichoise a annoncé la nouvelle mardi, alors qu’elle était au courant de cette réapparition depuis juin dernier. Ce laps de temps ne lui a toutefois pas permis d’élucider l’affaire.

Le vol qui avait défrayé la chronique à l’époque a connu un premier épilogue en août 1996: ses auteurs – trois Italiens et un Suisse – ont été condamnés à des peines de quatre et cinq ans de réclusion. Mais le butin restait introuvable.

Alors que l’enquête suivait son cours, la police zurichoise a appris trois ans plus tard par un proche du galeriste que Max Bollag était à nouveau en possession des sept Picasso volés. Le galeriste a en effet recouru aux services d’un intermédiaire qui, pour prix de sa peine, a reçu deux des sept toiles.

L’enquête continue donc pour connaître les circonstances exactes de cette restitution. On peut néanmoins émettre un début d’explication, même si le galeriste Max Bollag refuse de répondre à la presse. Revendre un tableau volé d’un artiste aussi connu que Pablo Picasso est aujourd’hui quasiment impossible.

L’ensemble du milieu de l’art – galeries, collectionneurs, maisons de ventes – est alerté ou peut facilement vérifier si une œuvre a été volée. L’éventuel acheteur prend donc le risque d’être accusé de recel et se retrouve avec un tableau qui a perdu presque toute valeur marchande.

Ces sept tableaux volés étaient donc impossibles à revendre. Ils faisaient en outre l’objet d’une controverse. Max Bollag les estimaient à 52 millions de francs, alors que d’autres marchands les évaluaient à quelques millions de francs seulement.

Une chose est sûre: la cote des Picasso n’a cessé de monter depuis vingt ans et les oeuvres des périodes bleue et rose sont aujourd’hui particulièrement recherchées. Or deux des toiles volées datent justement de cette époque. Il s’agit du «Christ de Montmartre» peint en 1904 et de «La femme assise» peint en 1903.

Frédéric Burnand

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