Le Salon de la profusion
Ouverture ce mercredi du 16e Salon international du Livre, de la Presse et du Multimédia de Genève. Avec d'innombrables rencontres en perspective... Survol.
Chapitre ‘Saudade’
Le pays hôte d’honneur de cette édition est le Brésil, qui «vient avec un grand pavillon, bien agencé, et beaucoup d’auteurs», précise Pierre-Marcel Favre. Parmi ceux-ci, l’ancien président José Sarney ou la star Paulo Coelho, qui verra sans doute des hordes de visiteurs encore habités par «L’Alchimiste» se presser autour de lui.
Un stand brésilien en forme de ruche aux cellules hexagonales. Tellement diverses que chaque visiteur devrait sans peine y trouver ce qu’il y cherche. De l’école indigène à la poésie concrète. Sans oublier le café du cru.
«Malgré ce qu’on pourrait craindre, avec l’état d’esprit plutôt morose qui règne actuellement, nous avons plus de mètres carrés, une palette hyper attractive d’animations, et nous attendons donc au moins autant de monde que les autres années», annonce Pierre-Marcel Favre, fondateur pragmatique et positif de cette manifestation, à la fois foire commerciale et forum géant.
Petit rappel: le Salon du Livre de Genève se tient sur plus de 30 000 m2, et fait converger vers Palexpo, chaque année, entre 115 000 et 120 000 visiteurs.
A l’affiche, en réalité, un multipack de salons: le livre et la presse, mais aussi Educa (salon de la formation), Europ’ART (des galeries issues de 20 pays étalées sur 10 000 m2), ou le plus modeste Salon de la Musique. Quant au multimédia, si aucune zone ne lui est désormais exclusivement consacrée, il est partout… comme dans la vie.
Chapitre ‘plein les yeux’
Le Salon du Livre, c’est également un déferlement d’expositions en tous genres. «La grande exposition» tout d’abord, cette fois-ci dédiée à l’artiste d’origine suisse Félix Valloton. Mais ce n’est pas tant le peintre qui y est exposé que le graveur, l’illustrateur, le dessinateur de presse, le caricaturiste.
En France, Valloton a été l’un des grands dessinateurs de presse de la IIIe République. Avec des préoccupations sociales et libertaires indéniables. «Aujourd’hui, Valloton aurait collaboré à Charlie Hebdo», précise Jean-Paul Morel, commissaire de l’exposition.
Autre caricaturiste, verbal celui-ci, au rendez-vous de Genève: Frédéric Dard, avec une exposition intitulée «Frédéric Dard ou la vie privée de San Antonio». Des panneaux illustrant son parcours, des objets personnels… et, jeudi, un vernissage en présence de sa «famille» de cœur: sa femme Françoise, son fils et successeur Patrice, mais aussi son biographe François Rivière et ses «potes» Robert Hossein et Mgr Mamie…
Alors qu’une exposition consacrée à la censure avait été montée en 2001, sous l’angle journalistique, c’est une sorte de deuxième épisode qu’on peut découvrir cette année sous le titre «La censure, le livre et les bibliothèques». A noter qu’un livre blanc et un tableau noir «sont à la disposition de tous ceux qui souhaitent s’exprimer sans censure».
Exposition de photos avec les lauréats du «Swiss Press Photo 2001». Expo rêve avec «Le livre et le voyage», chez Glénat. Expo engagée avec «Pris au piège! Maladies négligées, vies oubliées», présentée par Médecins sans Frontières. Et j’en oublie.
Chapitre ’causeries’
Lire, c’est bien, parler, ce n’est pas mal non plus. Et du 1er au 5 mai, on ne s’en privera pas. Au Grand Café Littéraire, lieu de tous les débats. Mais aussi au Café philosophique de Jan Marejko. Au «Chouette Espace» créé par l’éditeur Eric Caboussat, qui rassemble désormais toute une série d’éditeurs dits «locaux». Ou encore au «P’tit littéraire», un nouveau lieu dans la prolongation du «Chouette Espace».
Dans le «Village alternatif», dont le podium est placé cette année sous un vaste thème: «Réchauffement de la planète, causes, conséquences et solutions». Des solutions réalistes d’ici le 5 mai? On s’en réjouit déjà.
Et puis les ‘kids’ ont également l’occasion de tchatcher. Avec des auteurs, dans le cadre de «La Bataille des livres». En arpentant le dédale du Salon pour la fameuse «Chasse au Trésor», un parcours ludique qui porte cette année sur le thème de l’air. Ou en venant à la rencontre des «Zap», juste à côté de l’espace qui pour la deuxième année consécutive réunit les trois unités francophones du service public: la Télévision suisse romande, la Radio suisse romande et swissinfo.
swissinfo/Bernard Léchot
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