LE SIECLE EN DIX PHOTOS: 1918, les prisonniers allemands du front ouest
Le Siècle en dix photos... Une plongée dans le 20e siècle en compagnie de Charles-Henri Favrod, qui fut journaliste, éditeur, fondateur puis directeur d'un haut lieu de la photographie: le Musée de l'Elysée à Lausanne.
Le Siècle en dix photos… Une plongée dans le 20e siècle en compagnie de Charles-Henri Favrod, qui fut journaliste, éditeur, fondateur puis directeur d’un haut lieu de la photographie: le Musée de l’Elysée à Lausanne.
Le 12 septembre 1918, une offensive franco-américaine, entre la Moselle et l’Argonne, surprend les Allemands en plein repli. En quelques heures, 13 000 soldats sont capturés et l’ensemble des forces ennemies fuit en désordre. Le front s’écroule à l’ouest et, le 11 novembre, c’est l’armistice. Maurice Barrès exulte: «Derrière Foch, l’Univers est en armes. Foch commande toutes les armées de l’Univers. Hormis les siennes, toutes les autres sont brisées». C’est que, le 9 novembre, le Kaiser a dû abdiquer et se réfugier en Hollande, plus heureux que le Tsar à qui l’Angleterre a refusé l’asile.
On n’a pas encore fait le compte des victimes, plus de huit millions, chiffre qui sera toujours revu à la hausse. Clemenceau exalte les morts: «Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’Humanité, sera toujours le soldat de l’Idéal». Quatre ans auparavant, avant de périr au front, Charles Péguy s’écriait: «Nous sommes partis, soldats de la République, pour le désarmement général et la dernière des guerres».
Charles-Henri Favrod
Photo de Louis Meurisse, collection Charles-Henri Favrod
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