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matali crasset, un design généreux

matali crasset, «Permis de construire», 2000. Canapé-jeu pour enfants. mu.dac

Jeune designer française, matali crasset fait l'objet d'une première exposition personnelle dans un musée, au mu.dac à Lausanne.

La créatrice qualifie de nouvelles typologies son travail sur la maison et son mobilier.

L’exposition dédiée à une décennie de projets signés matali crasset (matali est un pseudonyme issu d’une déformation du prénom, datant de l’enfance) occupe deux salles du Musée de design et d’arts appliqués contemporains, à Lausanne.

La première salle a été aménagée comme une maison moderne ou futuriste: l’installation intitulée «popup space» réunit les trois éléments fondamentaux d’un foyer, l’eau, le feu, la réunion familiale.

Une baignoire modulable permet de «sculpter l’eau» et de jouer avec elle, cette eau qu’on a voulu par trop contrôler, au point d’en perdre la sensation. Un parquet, découpé en spirale, peut s’élever jusqu’à former une hutte, ou yourte, où se réunir et manger.

Et un éclairage de néons mime le feu. Installation riche en symboles, mais aussi productrice de ce confort primaire que veut réhabiliter matali crasset.

La seconde salle regroupe les projets des dix dernières années, à partir des propositions conçues pour l’obtention du diplôme de l’E.N.S.C.I. en 1991, «La Trilogie domestique».

Depuis, la jeune créatrice a fait du chemin, travaillé avec Denis Santachiara à Milan, puis avec Philippe Starck et Thomson, avant qu’elle ne fonde sa propre structure en 1998.

Mot clé: l’hospitalité

Un mot qualifie la conception qu’elle a de la maison et de ses usages: l’hospitalité. Ainsi la collection de mobilier intitulée «Les amis de matali» a-t-elle été pensée en fonction de ces amis, qu’il s’agissait d’accueillir, aux goûts desquels il était bon de répondre concrètement, au lieu de construire un cahier des charges en fonction des besoins anonymes de la foule.

Résultat, une gamme d’objets le plus souvent transformables selon les envies du moment (canapé-jeu de construction, tapis-tabouret, brosse-boîte à bijoux), simples et attrayants. Pour matali crasset, la forme n’est pas une fin en soi, mais découle des fonctions élargies de l’objet.

Une lampe n’est pas seulement une lampe, elle diffuse, outre la lumière, des images et de la chaleur. Un canapé n’est pas réservé aux deux heures de télévision quotidiennes; il peut le reste du temps servir de coin de jeu pour les enfants.

En un mot, puisque la technologie vient à nous, chez nous, servons-nous en non pour compliquer notre vie, mais pour la simplifier et l’humaniser.

swissinfo/Laurence Chauvy

«matali crasset / un pas de côté», à voir au mu.dac à Lauanne jusqu’au 10 novembre.

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