Pierre-Louis De la Rive, l’inventeur du paysage alpestre
Genève rend hommage à l'un de ses peintres, trop méconnu, dont les tableaux sont à l'origine de l'école genevoise du paysage.
Une centaine d’œuvres, une majorité de tableaux et deux salles de dessins, rappellent le rôle essentiel joué par Pierre-Louis De la Rive (1753-1817), issu d’une très ancienne famille genevoise, dans le passage du néoclassicisme à la peinture préromantique. Des toiles de prédécesseurs, à commencer par le très admiré Claude Gellée dit le Lorrain, de collègues et de suiveurs, Michallon, Saint-Ours ou Alexandre Calame, permettent de mieux situer l’apport spécifique de De la Rive.
Certes marqué par l’inévitable voyage en Italie et la découverte aussi bien des antiques que de la pureté des ciels romains, le peintre genevois a aussi été influencé durablement par son apprentissage, effectué à travers la copie de toiles de maîtres hollandais et flamands. C’est ainsi que sa peinture conjugue la vision sublime de paysages arrangés et le rendu pittoresque de la vie champêtre, qu’animent le bétail et divers personnages.
Une lueur particulière fait le charme de ces compositions. Elle intervient de manière indirecte, éclairant tel pan de ciel ou de montagne, à l’arrière. Elle apporte une note dorée, parfois bleutée, dans des peintures par ailleurs assez sombres, à la mode de l’époque. Les sites lémaniques gagnent en douceur bucolique et la première vue réaliste du Mont-Blanc a contribué à rendre célèbre ce sommet, souvent dépeint par la suite. A redécouvrir jusqu’au 5 mai au Musée Rath à Genève.
Laurence Chauvy
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