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Quand Israël parle d’amour en danse

Le spectacle est inspiré du film "Sur la route de Madison". Orna u. Shai Adam

Une troupe de Tel-Aviv tourne en Suisse. Elle y présente une chorégraphie aussi émouvante qu'une passion naissante entre un homme et une femme.

Dans le cadre du festival national de danse Steps #8, Anat Danieli Dance Company se produit pour la première fois en Suisse. Après Zoug, Zurich et Berne, la compagnie israélienne de Tel-Aviv danse le 17 avril à l’aula Gewerbeschule à Bienne et le 18 avril à la Kaserne im Exil à Bâle.

Sur la route de Madison

La chorégraphe de la troupe, Anat Danieli, s’est inspirée du film «Sur la route de Madison», dans lequel l’actrice Meryl Streep joue une femme qui tombe amoureuse d’un voyageur de passage incarné par Clint Eastwood.

«Mais cette femme renonce finalement à l’homme qu’elle aime», explique Isabella Spirig, membre de l’équipe dirigeante de Steps #8, «car elle se souvient alors trop bien qu’elle est déjà mariée».

Même le titre de la chorégraphie «Giving up Clint» est inspiré du film «Sur la route de Madison». Puisque le personnage qu’incarne Meryl Streep abandonne (give up) ses visions, ses illusions.

D’ailleurs, tout au long du spectacle proposé par la compagnie «Anat Danieli Dance», «on entend, en voix off, des bribes de conversations entre Meryl Streep et Clint Eastwood», précise Isabella Spirig.

Tendres et cruelles histoires

C’est donc à partir du scénario «Sur la route de Madison», et sous l’impulsion de la chorégraphe Anat Danieli, que les quatre danseuses et deux danseurs de la troupe israélienne improvisent différentes petites histoires d’amours, tendres et cruelles.

Comment un homme s’y prend-t-il pour séduire une femme? Comment la femme convoitée répondra-t-elle à ses avances? Ou les repoussera-t-elle? On navigue en plein jeu de la séduction/répulsion.

Le vocabulaire du mouvement est riche en détails précis et concentré à l’extrême. Aucun danseur n’échappe à l’intimité. Les artistes s’effleurent tendrement sur la scène.

Danse intime et violence quotidienne

«Surtout, insiste Isabella Spirig, le spectateur se doit d’être attentif aux détails, car les protagonistes ne donnent pas dans la figure ample et accentuée. Au contraire, on assiste à de très petits mouvements de la tête. Des gestes à peine esquissés de la main. Et même beaucoup de subtiles expressions du visage».

Comme souvent dans la vie courante, le double langage cache la véritable intention. Mais c’est en même temps ce double message qui donne tout l’attrait de la situation amoureuse.

Reste que la recherche de la chorégraphe Anat Danieli va plus loin encore. Sa quête porte sur les subtiles répercussions de la violence quotidienne extérieure sur les fragiles relations privées.

swissinfo/Emmanuel Manzi

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