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Trente pas de danse festive à Lausanne

Gagner le Prix de Lausanne, c'est s'assurer une place dans les meilleures écoles de danse du monde. Philippe Pache

Le 30e concours international pour jeunes danseurs démarre cette semaine au Palais de Beaulieu. L'occasion d'en retracer les étapes avec son fondateur.

«On m’avait demandé, au début 1972, de prendre la présidence de la Fondation en faveur de l’art chorégraphique, raconte Philippe Braunschweig, 74 ans. J’ai alors acquiescé, en précisant que je souhaitais surtout faire quelque chose pour les jeunes danseurs.»

Un concours pour aider les jeunes

«En consultant mes amis, Maurice Béjart, alors basé à Bruxelles, et Rosella Hightower, directrice d’une des grandes écoles européennes à Cannes, je me suis aperçu que ce qui manquait était une aide aux jeunes danseurs pour leur carrière à venir.»

Mais, au fait, pourquoi un concours? «L’idée était de permettre aux lauréats du Prix de Lausanne de parfaire leur formation grâce à une bourse artistique. Evidemment, explique Philippe Braunschweig, il nous a fallu, d’entrée, concevoir un concours suffisamment de haut niveau pour que les meilleures écoles de danse du monde acceptent nos lauréats».

C’est donc en 1972 que le Prix de Lausanne a été créé par cet ancien industriel et physicien de l’EPFZ, Philippe Braunsweig, et son épouse, une ancienne danseuse russe, Elvire Braunschweig.

Les premières éditions ont eu lieu au Théâtre municipal de Lausanne. Puis, dès 1974, le Prix de Lausanne a établi ses quartiers au Palais de Beaulieu.

Renommée internationale

Il est à noter que trois éditions du Prix ont eu lieu à New York en 1985, à Tokyo en 1989 et à Moscou en 1995.Ces trois déplacements hors des frontières vaudoises ont permis d’accroître la notoriété internationale du Prix de Lausanne.

«C’était important que notre concours international pour jeunes danseurs se soit déroulé une fois à New York, commente Philippe Braunschweig, car la métropole américaine est un des centres mondiaux de la danse.»

«S’agissant de Moscou, poursuit Philippe Braunschweig, le Prix de Lausanne a pu être organisé au Bolchoï. Qui est pour la danse une institution de renom sans précédent.»

Le contemporain et la santé

Afin de suivre l’évolution de la danse, le style contemporain a été officiellement introduit en 1984 au programme du Prix de Lausanne. Et, depuis cinq ans, une attention toute particulière est accordée à la santé des danseuses par le biais d’entretiens et de séminaires prodigués tout au long de la semaine du concours.

Parmi les lauréats du Prix de Lausanne, on recense aujourd’hui douze professeurs de danse et seize directeurs artistiques. A ce jour, 2728 jeunes danseuses et danseurs ont passé par le Prix de Lausanne, en tant que candidats. Quarante d’entre eux sont devenus des danseuses-étoiles et cinq lauréats ont acquis le statut de solistes.

Vingt lauréats suisses

Enfin, il est à relever que vingt lauréats ont été des Suisses. L’un d’eux, Martino Muller, primé en 1982, préside le jury de cette 30e édition, peuplée de 119 candidats provenant du monde entier. Rappelons que Martino Muller n’est autre que le chorégraphe de la célèbre comédie musicale «Notre Dame de Paris».

Emmanuel Manzi

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