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Affaire Borer: après le SonntagsBlick, le Blick

Dimanche, l'éditeur Michael Ringier s'excusait en gras et en une. Keystone

Au tour du rédacteur en chef du Blick, Jürg Lehmann, de faire son mea culpa dans l'affaire Borer.

Au lendemain des «excuses» de l’éditeur Michael Ringier, Jürg Lehmann a reconnu avoir commis des erreurs dans l’édition de lundi du quotidien zurichois.

Le rédacteur en chef du Blick concède qu’il a mal jugé la situation. Il était parti du principe que la source du SonntagsBlick était en béton, et avait omis de la vérifier en relayant et développant l’histoire pendant les jours suivants.

Par contre il ne s’exprime pas sur les diffamations formulées contre le diplomate, telles «l’ambassadeur menteur».

Critiques de la profession

Jürg Lehmann en a profité pour prendre à partie les journalistes concurrents – jusque dans les rangs du groupe Ringier – qui se seraient érigés en «pourfendeurs moralistes». Mais ces critiques n’ont pas relâché leur pression.

Interrogé par l’ats, le spécialiste du droit des médias Denis Barrelet trouve «étonnant» que Jürg Lehmann reste à son poste, alors qu’il a «orchestré une campagne de six jours contre Thomas Borer».

Pour Denis Barrelet, cette affaire ternit durablement l’image des médias. Il en attend toutefois aussi des effets bénéfiques sur la rigueur déontologique.

L’éditeur Michael Ringier devrait désormais renoncer au journalisme de boulevard à la manière allemande pour revenir à «des méthodes plus respectueuses de l’individu», estime-t-il.

Cette expérience devrait également dissuader d’autres médias d’importer des «méthodes qui ne sont pas adaptées au pays», a indiqué pour sa part François Gross, médiateur à 24 Heures.

De son côté, le spécialiste des médias Kurt Imhof dénonce la demi-mesure de Michael Ringier. En s’excusant pour les erreurs commises, l’éditeur aurait aussi dû reconnaître qu’une telle histoire ne méritait pas d’être rapportée.

Rendez-vous judiciaire

Sur le plan juridique, l’affaire n’est pas encore close. Un rendez-vous judiciaire entre l’ex-ambassadeur et sa prétendue maîtresse devrait avoir lieu mardi à Berlin.

Objet du litige: l’interdiction faite à Djamila Rowe de parler de l’affaire dans les journaux allemands, décision à laquelle elle s’était opposée.

De leur côté, les éditions Ringier ne comptent pas poursuivre en justice Djamile Rowe pour ses déclarations contradictoires, maintenant qu’un accord à l’amiable a été conclu avec Thomas Borer.

swissinfo avec les agences

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