Affaire de Salt Lake City: le vice-président du CIO innocenté
A Lausanne, la commission d’éthique du CIO a lavé des accusations de corruption Kevan Gosper, accusé d’avoir accepté des cadeaux excessifs de Salt Lake City, lors de la candidature de cette ville à l'organisation des JO d'hiver 2002.
La commission d’éthique du Comité international olympique (CIO) a estimé «que le comportement de M. Gosper ou de Mme Gosper envers la candidature de Salt Lake City ne pouvait être considéré comme étant blâmable. Il n’y a aucun élément qui permette de conclure qu’ils ont délibérément ou négligemment violé les règles du CIO».
L’Australien Kevan Gosper a toujours nié avoir reçu 32.000 dollars de cadeaux et de remboursements de frais divers pour lui et pour sa famille lors de la candidature de Salt Lake City, et avait estimé qu’il s’agissait d’un «complot» pour le salir.
Le vice-président du CIO avait démissionné de son poste à la commission d’éthique, une heure avant d’être entendu par celle-ci, le 6 mars, lors d’une première réunion de la commission, qui avait alors préféré nommer un expert, l’avocat américain Martin Lipton, avant de rendre sa décision.
A Lausanne, la commission d’éthique a pris sa décision sur la base d’un rapport remis par Martin Lipton. Selon l’avocat, ce rapport a montré que Kevan Gosper avait été piégé par l’ancien président du comité de candidature de Salt Lake City, Tom Welch, qui fait actuellement l’objet d’une enquête de la justice américaine sur cette affaire.
Kevan Gosper, arrivé tendu au siège du CIO, n’a pas caché son soulagement après le verdict. «Le soleil brille pour moi-même et ma famille. Je crois n’avoir jamais ressenti un tel sentiment de soulagement», a-t-il déclaré les larmes aux yeux.
Kevan Gosper, 67 ans, élu vice-président du CIO le 18 juin 1999 pour quatre ans, devrait être candidat à la succession de Juan Antonio Samaranch à la tête du Comité.
Le scandale de corruption lié à l’organisation des jeux de Salt Lake City, qui a éclaté l’an dernier, avait conduit à l’exclusion de six membres du CIO et à la démission de quatre autres membres, ainsi qu’à la création de la commission d’éthique.
swissinfo avec les agences
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