Aide suisse au Kosovo: un effort sans précédent
Il y a un an éclatait la guerre du Kosovo, avec les premières frappes de l’OTAN. Une année durant laquelle la Suisse s’est beaucoup engagée. Même si elle ne fait partie ni de l’Alliance atlantique, ni de l’Union européenne, ni de l’ONU.
Il y a un an éclatait la guerre du Kosovo, avec les premières frappes de l’OTAN. Une année durant laquelle la Suisse s’est beaucoup engagée. Même si elle ne fait partie ni de l’Alliance atlantique, ni de l’Union européenne, ni de l’ONU.
24 mars 1999: les premières bombes de l’OTAN tombaient sur la Yougoslavie. Prélude au drame de centaines de milliers de Kosovars, jetés sur les routes par les violences des forces serbes. Des réfugiés, pour la plupart, revenus aujourd’hui chez eux, grâce au déploiement d’une présence internationale civile et militaire.
Un an après, c’est aussi l’occasion de dresser le bilan de l’engagement de la Suisse au Kosovo. La Suisse qui n’est membre d’aucun des acteurs internationaux majeurs présents sur place: ni l’OTAN, ni l’Organisation des Nations unies, ni l’Union européenne. Mais qui a tout de même réussi à démontrer efficacement sa solidarité.
Tout d’abord à travers une opération humanitaire. Montant dépensé en 1999, pour l’ensemble des Balkans: 260 millions de francs suisses. Un effort «comme on en a jamais vu dans d’autres régions», a souligné ce vendredi le ministre suisse des Affaires étrangères, Joseph Deiss, à l’occasion de la journée annuelle de l’Aide humanitaire et du Corps suisse d’aide en cas de catastrophe.
Le volet le plus spectaculaire de cet engagement humanitaire a, sans doute, été le programme FOCUS, lancé en pleine guerre, de concert avec la Russie et la Grèce, pour apporter de l’aide au Kosovo et en Serbie. Une opération controversée – certains y ont vu plutôt une opération politique – mais dont le chef de la DDC, la Direction du développement et de la coopération, continue malgré tout de tirer un bilan positif. «La seule critique est venue de Suisse, ajoute-t-il, en l’occurrence du Comité international de la Croix-Rouge (CICR)».
Autre première au Kosovo: l’engagement de soldats suisses dans une opération multinationale, avec la Swisscoy, dont le premier contingent, après une mission de six mois sur place, a été reçu ce vendredi à Berne par le président de la Confédération (photo). A cette occasion, Adolf Ogi a rappelé que cette mission avait renforcé l’image humanitaire de la Suisse: «Nous avons montré du cœur, de la compréhension et de la solidarité».
Pierre Gobet
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