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Cyclisme: fortunes diverses pour les Suisses au Paris-Nice

Laurent Dufaux (à droite) avec le Kazakh Alexandre Vinokourov, deuxième de l'étape. Keystone

La 2ème étape, Clermont-Ferrand - Saint-Etienne, a été remportée par le Belge Peter van Petegem qui s'est emparé du maillot blanc de leader. Laurent Dufaux a pris la 7ème place, remontant du même coup au 9ème rang au classement général, tandis qu'Alex Zülle a perdu du temps. Quant à l'équipe suisse "Phonak", elle a raté une belle occasion.

Laurent Dufaux s’est glissé dans la bonne échappée. Au bout du compte il ob-tient un viatique de moins d’une minute (52») par rapport à certains adversaires, dont Brochard et Jullich. De fait il remonte à la 9e place du classement général dans le temps d’Alexandre Vinokourov, soit à 33» de Van Petegem.

Le Kazakh a longtemps fait figure de vainqueur après avoir lâché le dernier carré des échappés à quelques kilomètres de l’arrivée. Mais il a été victime du coup de tabac déclenché par les Bartoli et autre Tchmil dans le final. Il a été rejoint à cinq mètres de la ligne…

«Dommage!», lâche Laurent Dufaux à l’arrivée. «Si tout le monde avait collaboré l’échappée allait au bout. J’avais bien étudié ce parcours très accidenté. J’ai senti qu’un bon coup partait. Ce qui fait mal c’est que nous ayons assuré le spectacle pour un si mince résultat. Je regrette que Vinokourov n’ait pas gagné. Il était l’homme fort du jour».

Et le grimpeur de la «Saeco» d’ajouter: «Ma course d’aujourd’hui me met en confiance. Toutefois je ne possède pas assez de points de repère pour projeter des objectifs concernant le classement général. De plus, je manque encore de rythme dans les bosses». Et de conclure: «Paris – Nice m’a toujours convenu. J’aime cette course».

Coéquipier d’Alex Zülle dans l’équipe allemande «Team Coast», Rolf Huser s’est également mis en évidence dans l’échappée du jour, prenant la 13e place dans le temps du vainqueur. «Ce genre de parcours me plaît. Je m’y étais déjà senti à l’aise il y a deux ans», relève le Suisse.

Pour sa part, Zülle s’est enfermé dans son mutisme des mauvais jours. Il sait déjà que, sauf miracle, il a perdu Paris – Nice. Pour sauver la face il ne lui reste même pas l’étape contre-la-montre de samedi, les 10 kilomètres conduisant de Nice au col d’Eze.

Du côté de «Phonak» – la seule équipe suisse au départ – le directeur sportif Jacques Michaud affiche son amertume: «On a subi la course. A aucun moment on a redressé la situation. Dans l’échappée initiale de 21 coureurs il y avait 17 équipes représentées. Nous avons loupé le coup. Après la course était jouée, mis à part le coup de force du final. Il a permis à une quinzaine de coureurs de revenir sur les échappés. En arrivant dans le premier peloton à 1’41» de Peter Van Petegem, Roger Beuchat est le seul à avoir, plus ou moins, tiré son épingle du jeu».

Quant aux raisons qui ont fait que les «Phonak» sont passés à travers la course… Jacques Michaud: «Certains de mes coureurs ne sont pas encore assez opérationnels. C’est parti vite, en costaud. Il fallait être bien placé à ce moment-là. Pour leur part, Bourquenoud et Zumsteg ont été lâchés dans la dernière montée, à quelques kilomètres de Saint-Etienne».

Pierre-Henri Bonvin

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