Hockey: la Suisse a su relever la tête
Le sélectionneur national Ralph Krueger a retrouvé le sourire aux championnats du monde de Finlande.
La Suisse tient déjà sa place parmi les huit meilleures nations du tournoi. Elle jouera les quarts de finale grâce à un coup de pouce de la Lettonie.
Les championnats du monde de Finlande seront-ils ceux du renouveau pour l’équipe de Suisse? La première phase donne en tout cas des signes plus qu’encourageants.
Après trois ans de résultats mitigés ou franchement décevants, Ralph Krueger et ses joueurs semblent avoir retrouvé le chemin du succès.
Une défaite plus qu’honorable face aux Russes, une victoire historique (la première depuis 1951 aux Mondiaux!) devant les Etats-Unis et un succès sans histoire face au Danemark ont permis aux Suisses de se qualifier à Tampere.
Un week-end important
Et cela plus facilement que prévu. Ils participent donc à la seconde phase du tournoi mondial dans laquelle ils ont déjà tiré leur épingle du jeu. En battant la Lettonie (4-2) samedi et en s’inclinant de justesse face au Canada (0-2) dimanche.
Les Suisses doivent encore affronter la Suède mardi mais sont déjà mathématiquement qualifiés pour les quarts de finale de la compétition.
Ralph Krueger a le triomphe modeste. «Ce n’est pas l’heure de la revanche, mais plutôt celle de la confirmation», lance le sélectionneur national, dont l’aura n’avait cessé de décliner.
«J’ai toujours prétendu qu’il ne nous manquait qu’un excellent résultat pour nous relancer. Ce moment est arrivé.» Cela s’est passé contre les Etats-Unis, permettant aux Suisses d’évacuer la pression. «Elle était devenue négative de l’extérieur», avoue le Luganais Jean-Jacques Aeschlimann.
Intronisé aux Mondiaux de 1998, Ralph Krueger avait été placé sous une bonne étoile, qui ne l’avait jamais abandonné jusqu’en 2001.
Aujourd’hui, cette baraka, qui lui avait fait défaut l’an passé aux Jeux Olympiques et aux Mondiaux en Suède, lui est revenue.
Pas d’euphorie
Ainsi, sa phalange a hérité, avec les Etats-Unis, du plus faible représentant des huit meilleures nations, que la Suisse cherche à rejoindre. Parallèlement, en plusieurs occasions lors de ses premiers matches, les hockeyeurs à croix blanche ont bénéficié de circonstances de jeu favorables.
Mais l’euphorie n’est pas de mise. Comme plusieurs entraîneurs étrangers le soulignent, la valeur de la Suisse ne lui permet pas de revendiquer une place systématiquement dans les 6 ou 7 meilleures nations.
La marge de manœuvre apparaît très faible. Il s’agit souvent de gagner le bon match au bon moment. Ce qui a été réussi en Finlande, mais pas lors des précédents rendez-vous.
Pour Peter Zahner, directeur sportif de l’équipe nationale, «il ne sera pas possible dans un proche avenir de maintenir une véritable constance dans les résultats. Mais il sera déterminant de savoir bien appréhender les hauts et les bas.»
Autant par les joueurs que les dirigeants ou les supporters. «Nous constatons parfois avec surprise que les amateurs de hockey sont très prompts à s’enflammer, dans un sens comme dans l’autre», relève ainsi le Genevois Flavien Conne. Place désormais à la confirmation pour la bande à Ralph Krueger.
swissinfo, Jonathan Hirsch
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