Il faut doper – financièrement – l’antidopage
Pour sa première année d'activité, la fondation Antidopage suisse (ADS) tire un bilan positif, mais met le doigt sur le manque de soutien public qui entrave son travail. La plupart des sportifs pincés en 2008 avaient commis des infractions mineures.
Les buts fixés dans le contrat de prestations conclu avec Swiss Olympic et la Confédération ont été atteints, en dépit des difficultés de départ, a relevé devant la presse à Ittigen (canton de Berne) la présidente du conseil de fondation d’ADS, l’ancienne skieuse Corinne Schmidhauser.
Le refus en décembre par le Parlement fédéral (pour une seule voix) d’octroyer le million de francs supplémentaire réclamé a entraîné une situation financière précaire. En conséquence, il n’est toujours pas possible pour l’instant de mener des contrôles sanguins en Suisse. «C’est d’autant plus regrettable qu’avec le laboratoire d’Epalinges, le pays dispose d’un des instituts les plus pointus du monde en la matière», a observé le directeur d’ADS Matthias Kamber.
L’organisme de lutte antidopage a trouvé une ouverture en concluant divers partenariats. Mais une augmentation des contributions fédérales reste indispensable, a souligné Corinne Schmidhauser.
Exactement 1918 contrôles ont été menés en 2008, dont 945 hors compétition. Treize cas positifs ont été signalés. Pour des affaires bénignes dans l’ensemble: six pour consommation de cannabis et deux pour infraction au devoir d’annonce. Les cas lourds concernent des anabolisants (3), la prise d’hormones et des stimulants.
swissinfo et les agences
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