L’affaire Aliesch est classée
L'enquête pénale ouverte à l'encontre du conseiller d'Etat grison est close. Le juge d'instruction estime que Peter Aliesch n'a pas violé ses devoirs de fonction.
La justice conclut que Peter Aliesch n’a pas aidé l’homme d’affaires grec et escroc présumé Panagiotis Papadakis à obtenir une autorisation de séjour. Et les cadeaux de ce dernier au politicien ne tombent pas sous le coup du droit pénal. C’est la conclusion du juge d’instruction Manfred Welti.
Certes, Peter Aliesch s’est intéressé à quelques reprises au «dossier Panagiotis Papadakis», mais il n’a pas violé ses devoirs de fonction. Il n’existe pas d’indices qui permettent de penser que le conseiller d’Etat a pu considérer les invitations de l’homme d’affaires comme une incitation à lui apporter son aide.
Première rencontre en 1997
Les deux hommes avaient fait connaissance en novembre 1997 à l’occasion d’une manifestation privée. Or, à ce moment-là, Panagiotis Papadakis était en possession d’une autorisation de séjour valable pour le canton des Grisons depuis plus de quatre ans déjà, a relevé le juge d’instruction.
L’affaire avait éclaté l’été dernier, suite à des informations publiées par le SonntagsBlick. Soupçonné de corruption passive, Peter Aliesch avait alors été privé de la plus grande partie de ses compétences de conseiller d’Etat.
Le gouvernement grison soulagé
Jeudi, le Conseil d’Etat grison s’est dit «soulagé» d’apprendre que les soupçons contre Peter Aliesch n’avaient pas été confirmés. Le conseiller d’Etat reste malgré tout privé d’une partie de ses compétences jusqu’à son départ.
Peter Aliesch, qui avait également quitté le parti radical à la suite de ces remous, accomplit actuellement sa dernière année au Conseil d’Etat. Il aura finalement siégé douze ans, la durée maximale.
swissinfo avec les agences
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