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La déprime au Lausanne-Sports

Le président du LS Bernard Jaton se veut rassurant: "il reste encore 17 matches à jouer". Keystone

Lanterne rouge avec un seul point. Pour le Lausanne-Sports, le spectre de la LNB plane déjà au loin. Même si le championnat de Suisse de football cuvée 2001/2002 n'en est qu'à ses débuts, à la Pontaise, le malaise est là, réel, profond et indiscutable.

Battu une nouvelle fois ce week-end, sans véritablement combattre face à une équipe d’Aarau sans génie et devant son maigre public médusé, le Lausanne-Sports fait d’ores et déjà figure de candidat à la relégation.

Certains joueurs montrés du doigt

Et cette perspective, les supporters du club vaudois ne veulent pas en entendre parler. Pour eux, il faut simplement que les joueurs de Radu Nunweiler se «bougent le cul». Un slogan qu’ils ont d’ailleurs brandi ostensiblement samedi soir dans les travées du stade de la Pontaise.

Le président du Lausanne-Sports, lui, admet qu’il y a des problèmes. Mais son discours est moins cru.

«Bien sûr, affirme Bernard Jaton, le club connaît des difficultés en ce début de saison. Certains joueurs n’ont pas la motivation ni le rendement que nous pouvons attendre de professionnels comme eux. Mais il ne faut pas sombrer dans le catastrophisme. Il reste encore 17 matches à jouer.»

Une équipe moyenne

Certes les Vaudois ont joué deux rencontres de moins que la plupart de leurs adversaires. Mais leur jeu n’a rien de rassurant. D’ailleurs personne n’est dupe.

Et surtout pas l’entraîneur Radu Nunweiler: «nous sommes une équipe moyenne à faible. Il ne faut pas oublier que passablement de joueurs du contingent viennent de la première ligue. Pour eux, le saut en LNA est immense!»

Le diable sur la muraille

Tout est aussi question d’argent. Ces dernières années, le Lausanne-Sports a en effet engrangé d’assez bons résultats (deux Coupes de Suisse et un bon parcours européen en 2000).

Mais c’était au temps où Waldemar Kita soutenait le club vaudois à coup de millions. Un pactole qui s’est envolé avec le départ de l’ancien président et homme d’affaires français. Bref, le budget à été réduit. Et les bons joueurs sont partis.

Pour autant, Bernard Jaton refuse de peindre le diable sur la muraille. «Ce qui ce passe cette année n’est pas une surprise, assure le nouveau président du club. Nous nous attendions à des problèmes. Qui sont en tout points similaires à ceux que rencontrent d’autres clubs suisses.»

Deux groupes d’investisseurs «intéressés»

Quoi qu’il en soit, le Lausanne-Sports a perdu ses meilleurs éléments, dont Masudi et Kuzba. Des départs que Bernard Jaton espère combler – en partie du moins – par les arrivées de Wittl et Udovic.

Par ailleurs, le club de la Pontaise a établi de sérieux contacts avec deux gros groupes d’investisseurs. Une information confirmée par Bernard Jaton: «j’ai bon espoir de pouvoir présenter de futurs partenaires lors de la prochaine assemblée générale fin septembre. Nous sommes en discussions avec un groupe européen et un autre groupe étranger implanté en Suisse.»

D’aucuns penseront au groupe IMG-Suisse de Marc Biver (Tour de Romandie et Tour de Suisse) qui trouverait là peut-être un bon moyen de s’introduire dans le football suisse après sa tentative avortée du côté de Neuchâtel. Pourquoi pas?

Mathias Froidevaux

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