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Les victimes de la société Norit attendent réparation depuis 1994

En 1994, le financier brésilien Steve Marcus, installé à Genève, prenait la fuite, laissant un trou de 150 millions de francs. Six ans plus tard, l’homme d’affaires n’a toujours pas été jugé, et ses 240 victimes s’impatientent.

En 1994, le financier brésilien Steve Marcus, installé à Genève, prenait la fuite, laissant un trou de 150 millions de francs. Six ans plus tard, l’homme d’affaires n’a toujours pas été jugé, et ses 240 victimes s’impatientent.

Spécialiste des opérations sur le marché des changes, Steve Marcus s’était fait construire dans les années quatre-vingt un chalet de 14 millions de francs à l’entrée de Crans-Montana, en Valais. Il y recevait des personnalités étrangères, comme Jacques Chirac et Shimon Peres.

Mais en 1994, ses sociétés Norit et Gefipro s’effondrent, provoquant l’un des plus grands scandales financiers de la place genevoise. Arrêté à Paris, extradé en Suisse. Inculpé d’escroquerie, de faux dans les titres, d’abus de confiance, Steve Marcus passe un an en prison avant d’être libéré. Il habite toujours à Genève.

“Les lésés ont ras le bol devant l’impuissance et la lenteur de la justice”, proteste l’une des victimes installée en Valais, tandis que Christophe Tiozzo, l’ancien champion du monde de boxe, qui a perdu 1,3 million de francs dans la faillite, attend “que la Suisse se bouge un peu le cul” depuis six ans.

Steve Marcus est en effet revenu tout récemment sur le devant de la scène. L’ancien financier apparaît dans le dossier Elf! Ami de l’intermédiaire André Guelfi, c’est lui qui aurait conseillé de passer par la Handelsfinanz-CCF de Genève pour verser 256 millions de francs français de pots-de-vin en 1992, lors du rachat de la raffinerie Leuna en Allemagne.

L’ancien patron de Norit s’est-il contenté d’un simple rôle d’intermédiaire? Son avocat, maître Alec Raymond ne fait pas de commentaire. Quant à son client, il ne s’est jamais exprimé depuis la débâcle de 1994. Et apparemment, le silence lui a plutôt réussi jusqu’ici.

Ian Hamel

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