La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Martina Hingis, ambassadrice de l’OMS contre la polio

Martina Hingis accepte de jouer les ambassadrices de bonne volonté. L’Organisation mondiale de la santé a en effet proposé à la numéro un du tennis mondial féminin de servir la «balle de match contre la polio». La victoire, dit-on, ne serait pas loin.

Martina Hingis accepte de jouer les ambassadrices de bonne volonté. L’Organisation mondiale de la santé a en effet proposé à la numéro un du tennis mondial féminin de servir la «balle de match contre la polio». La victoire, dit-on, ne serait pas loin.

Depuis que l’OMS se bat tous azimuts pour éradiquer la poliomyélite – cette maladie très infectieuse qui envahit le système nerveux et peut provoquer la paralysie en quelques heures – son incidence a chuté de 90 pour cent en une décennie: de quelque 350 000 cas en 1988, on est passé à 5 000 en 1999. Ce n’est pas encore tout à fait la fin de la polio, dit l’OMS, mais on s’en approche.

Pour lui donner le coup de grâce, elle cherche à rassembler toutes les énergies. L’image d’une jeune championne de tennis colle on ne peut mieux à la promotion d’une pareille bonne cause, surtout quand Martina Hingis parle de «smashes», de «coups droits» et autres «points gagnants» contre cette maladie qui s’en prend souvent aux plus jeunes: «Tous les enfants», dit-elle «devraient avoir la chance de bouger et d’utiliser leurs jambes pour courir, nager, taper dans un ballon ou une balle de tennis».

Il y a quelque temps déjà, une publication de l’OMS titrait «Polio, le commencement de la fin». Oui, si l’on regarde le chemin parcouru. Il faut bien admettre qu’on n’a jamais fait mieux en si peu de temps. Mais, le plus difficile reste à faire et, comme diraient les sportifs et Martina Hingis elle-même qui en a fait encore la dure expérience le week-end passé, un match n’est jamais gagné tant que la dernière balle n’est pas hors de portée de l’adversaire.

On a beau dire que la polio a disparu de l’hémisphère nord et du continent américain. Mais il reste de grosses zones d’ombre: l’Asie du Sud, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe. L’an dernier en Angola, c’est la poliomyélite qui avait provoqué une recrudescence de paralysies infantiles dans les quartiers de Luanda où s’entassent bon nombre de réfugiés de la guerre civile. Il paraît donc très risqué de se laisser aller à de faux sentiments de sécurité. Martina Hingis aura vraiment besoin de tout son influx moral pour affronter ce genre de situations autrement plus difficiles à vivre qu’une défaite dans un tournoi du grand chelem.

Bernard Weissbrodt

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision