Pascal Richard n’a pas pris le départ de la première étape du Giro…
Est-ce l'année de trop? Le Suisse a quitté le Giro avant même le départ de la 1re étape, Rome-Terracina, 125 kilomètres.
Victime d’un virus ou d’un problème gastrique, tout comme son coéquipier australien Brooks de l’équipe Linda MacCartney, le champion olympique est rentré au pays. Des bleus à l’âme. Ce Tour d’Italie dont il espérait tant. Ce Tour d’Italie, sur la ligne du départ duquel, samedi, il se présentait pour la neuvième fois. Remporter une étape! Tel était son objectif, afin de mettre un terme à sa carrière sur une victoire de prestige.
Comme il espérait arracher une qualification pour les Jeux olympiques de Sydney, afin d’y défendre son titre. Encore un rêve brisé. Le Vaudois n’a plus guère d’occasions de convaincre les sélectionneurs. Son équipe ne sera pas au départ du Tour de Suisse ni à celui du Tour de France.
Cet abandon prématuré, sur les conseils du médecin de l’équipe, va-t-elle précipiter sa fin de carrière?
Une carrière qui, une première fois, avait failli se terminer prématurément, en 1992, lorsqu’il fut chassé de chez Festina. Il traversa une période difficile, faite d’espoirs et de déprimes. Il s’interrogeait déjà sur son avenir: allait-il revenir à sa planche à dessin ? Jusqu’à ce que Giancarlo Ferretti, alors directeur sportif du groupe italien Ariostea, lui offre une chance de repartir.
La saison suivante, il inscrivit douze victoires à son palmarès. Drillé par Ferretti, il consolida son palmarès avec quatre victoires d’étape sur le Giro, un second succès sur le Tour de France, après sa première grande victoire à Briançon en 1989. En prime, à Atlanta, en 1996, il devint le premier champion olympique professionnel.
Un méchant virus a donc terrassé tous ses espoirs d’inscrire une 104e victoire à son palmarès. A 36 ans – il les a fêtés le 16 mars – il compte 35 victoires en cyclo-cross, dont un titre de champion du monde, dix titres nationaux – deux en cyclo-cross, deux sur la route, deux en montagne – deux classiques (Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie), un Tour de Suisse et deux Tours de Romandie. Un palmarès dont le mot «fin» pourrait s’inscrire sur la prochaine ligne.
Pierre-Henri Bonvin
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