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Plan fédéral de gestion du lynx: la fronde des cantons s’organise

Seize cantons ont demandé ce lundi au conseiller fédéral Moritz Leuenberger que le tir des lynx considérés comme nuisibles soit de leur compétence. L’Office fédéral de l’environnement a prévu que cette décision d’abattage soit de sa responsabilité.

Seize cantons ont demandé ce lundi au conseiller fédéral Moritz Leuenberger que le tir des lynx considérés comme nuisibles soit de leur compétence. L’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP), a prévu que cette décision d’abattage soit de sa responsabilité.

Porte-parole de ces seize cantons, la conseillère d’Etat bernoise Elisabeth Zoelch a rappelé que les cantons approuvent dans les grandes lignes le programme de gestion du lynx lancé la semaine dernière par l’OFEFP. Mais Elisabeth Zoelch a demandé au ministre en charge du dossier de transférer le droit que s’est octroyé l’OFEFP d’abattre un lynx si la situation l’exige aux seuls cantons.

Les cantons admettent que ces tirs doivent répondre à des critères fixés par la Confédération. Mais ils estiment que les services cantonaux offrent les mêmes garanties que l’OFEFP pour l’application de ces critères.

Sur ce point, la fronde cantonale a reçu un soutien partiel du WWF Suisse. Sa nouvelle directrice Carole Franklin Engler a expliqué ce lundi à Genève que l’abattage d’un lynx doit être décidé par une commission comprenant les autorités cantonales, les associations concernées, les éleveurs et l’OFEFP. Le WWF Suisse estime également que cette décision doit reposer sur des règles claires. L’organisation de défense de la nature craint en effet que ce pouvoir d’abattage ne soit utilisé comme arme politique pour calmer les esprits et non comme une mesure écologique fondée sur des raisons objectives.

Un peu surpris par cette levée de boucliers, Philippe Roch, directeur de l’OFEFP, défend ce droit d’abattage en plaidant sa capacité à prendre une décision impartiale. Il estime que les autorités cantonales risquent de subir de trop fortes pressions des milieux concernés, que ce soit les éleveurs ou les chasseurs.

Philippe Roch se montre ouvert à la discussion et se dit persuadé de pouvoir trouver un compromis. Il rencontrera d’ailleurs prochainement les responsables cantonaux.

Frédéric Burnand

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