Swissair doit voler de ses propres ailes
Il n'est absolument pas question que la Confédération intervienne pour sauver Swissair. Le Conseil fédéral a réaffirmé mercredi que la compagnie aérienne ne devait pas compter sur les fonds publics pour se refaire une santé financière.
Le gouvernement répondait ainsi à une interpellation des conseillers nationaux Christian Grobet (PS/GE), Jean Spielmann (PdT/GE) et Josef Zizyadis (PdT/GE).
Les députés demandaient si le Conseil fédéral envisageait de contribuer au refinancement de Swissair, notamment par l’octroi d’un prêt.
Pour les trois élus, «un dépôt de bilan de Swissair serait une véritable catastrophe nationale, vu l’importance de notre compagnie nationale d’aviation pour l’économie suisse et notre politique des transports».
Le gouvernement a les mains liées
Dans sa réponse, le Conseil fédéral affirme suivre avec attention l’évolution de la situation. Mais il ne peut pas faire plus en raison des traités internationaux adoptés par la Suisse.
L’accord de libre-échange de 1972 interdit en effet toute aide publique qui fausse ou menace de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises. De plus, l’Accord avec l’Union européenne du 21 juin 1998, qui devrait prochainement entrer en vigueur, fixe les mêmes règles, avec davantage de sévérité encore.
Le gouvernement a donc les mains liées, mais demeure confiant dans la capacité de Swissair à maîtriser la situation par ses propres moyens. «C’est d’ailleurs également la conviction de ses dirigeants», conclut le Conseil fédéral
Olivier Pauchard, Palais fédéral
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