Tour de France: Bertogliati reste en jaune
Le Tessinois conserve son maillot de leader pour 2 secondes. Au terme d'une deuxième étape remportée par l'Espagnol Freire.
L’Espagnol s’est imposé au sprint, ce lundi à Sarrebuck, en Allemagne. Partis de Luxembourg, les cyclistes ont parcouru 181 kilomètres.
Oscar Freire a du même coup brisé le rêve d’Erik Zabel. Alors que le Tour s’arrêtait pour la dixième fois en Allemagne, les Allemands attendent toujours une victoire de l’un des leurs…
A Sarrebruck, donc, Erik Zabel avait un double objectif: gagner l’étape et endosser le maillot jaune. Mais il n’a terminé que troisième. Et du même coup, il n’a reçu que 8 secondes de bonification, contre les 12 secondes attribuées au second.
Huit secondes pour un bonheur
Et ce sont justement ces huit petites secondes qui font le bonheur de Rubens Bertogliati. En effet, le Tessinois conserve son maillot jaune pour deux secondes.
Toutefois, cet avantage sera difficile à conserver sur la ligne d’arrivée de la troisième étape, mardi à Reims. Le Tessinois en est d’ailleurs conscient: «je dois reconnaître que nous avons eu de la chance».
Le jeune cycliste poursuit: «les échappés de lundi matin (ndlr: les Français Bergès et Chavanel, le Norvégien Hushovd eurent jusqu’à 5′ d’avance) ont pris toutes les bonifications distribuées en cours d’étape lors des sprints volants. De fait, les sprinters ne pouvaient pas m’inquiéter, si ce n’est à l’arrivée».
Félicité par Armstrong
Qu’à cela ne tienne, Rubens Bertogliati savoure son bonheur. «En début de course, se réjouit-il, Lance Armstrong est venu me féliciter. C’est un honneur pour moi, ce cycliste a gagné trois Tours de France et a été champion du monde…»
Et mardi à Reims, Rubens Bertogliati aura certainement une pensée pour Giovanni Rossi. Lui-aussi tessinois, ce cycliste s’était imposé à Reims il y a 51 ans. Et avait du même coup endossé le maillot jaune.
L’histoire ne se répètera sûrement pas. Mais Pietro Algeri, directeur sportif de Rubens Bertogliati, croit en son poulain: «j’estime qu’à 26-27 ans, Bertogliati sera au top. C’est un futur champion. Son seul problème, c’est le poids. Il devrait perdre encore deux kilos…»
Un coureur complet
«Rubens est un coureur complet, poursuit Pietro Algeri. Il est rouleur, grimpeur et ne craint pas de sprinter si l’occasion se présente. L’expérience qu’il a acquise au Tour de France l’an dernier, cumulée à celle de cette année, devrait lui permettre de briller dans des courses par étapes ne dépassant pas dix jours, comme le Tour de Romandie, Tirreno-Adriatico, Paris-Nice…»
Rubens Bertogliati reste encore sous contrat pour une année avec la «Lampre». Mais déjà, des directeurs sportifs s’intéressent à lui. Une victoire d’étape dans le Tour de France révèle un certain potentiel. Et la manière dont il a battu les sprinters à Luxembourg est un signe évident de classe.
swissinfo/Pierre-Henri Bonvin à Sarrebruck
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.